Le nonce apostolique, Gabriele Caccia, remettant à Marwan Sehnaoui, président de l’association libanaise des chevaliers de l’Ordre de Malte, la croix de Saint-Grégoire-le-Grand. Photo Michel Sayegh
L’insigne honorifique lui a été remis par le nonce apostolique, Mgr Gabriele Caccia, au cours d’une cérémonie organisée dans le jardin de la nonciature, à Harissa, en présence d’un cercle restreint d’évêques, de supérieurs de congrégations et des membres de l’Ordre.
Dans un mot très amical, le nonce a dit sa joie de remettre à Marwan Sehnaoui l’insigne de sa distinction, qui vient au bon moment, « comme un fruit ni trop vert ni trop mûr », pour distinguer un homme « à l’engagement efficace et à l’esprit généreux » qui a fait ses preuves et qui mérite enfin d’être publiquement honoré.
« Le fruit donc est savouré au moment propice, a-t-il dit, mais comme chaque distinction dans l’Église ne regarde pas uniquement le passé, elle devient un engagement pour l’avenir. C’est donc avec un sentiment de reconnaissance pour tout le travail que votre président a fait que je lui remets cette distinction, en souhaitant qu’elle devienne ainsi un gage pour continuer dans la créativité la mission de l’Ordre et de l’Association avec un esprit de fidélité à la devise aussi significative et synthétique qu’exprime si bien le charisme de l’Ordre : “Esprit de foi et service aux pauvres”. »
« (...) Je souhaite que l’Ordre soit toujours davantage enraciné en Moyen-Orient dans cette Terre sainte où tout a commencé et que votre engagement, joint à celui des responsables et de tous les membres, puisse trouver les réponses les plus aptes pour accomplir votre mission authentique, en inspirant et en y attirant aussi les jeunes générations, comme vous avez bien commencé à faire ici au Liban », a conclu le nonce.
Vers plus d’engagement
« Cette distinction vous emplit de bonheur et d’une saine fierté, et, de l’autre, vous invite à aller, avec humilité, vers plus d’engagement et de responsabilité », a dit Marwan Sehnaoui, dans son mot de remerciement.
Et d’ajouter : « Monseigneur, saint Paul a dit “ce qui est faible dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre ce qui est fort”. Oui, les plus petits d’entre nous sont vraiment les meilleurs ambassadeurs de ce Liban message, si cher à Jean-Paul II, car ils nous enseignent, tous les jours, que l’on ne voit bien qu’avec son cœur, et que le pouvoir de l’amour doit, pour le salut de ce monde, être toujours plus fort que l’amour du pouvoir. »
« (...) Le pape François, en parlant de l’Église, nous a déjà dit et je le cite : Il est vrai qu’en descendant dans la rue, on prend le risque, comme n’importe qui, d’avoir un accident ; mais, ajoute-t-il, je préfère mille fois une Église accidentée à une Église malade. »
« Alors, nous aussi, qu’attendons-nous pour oser ! Notre société est en bien mauvaise santé ! Risquons, avec courage et sincérité, main dans la main, un autre chemin que ceux déjà, par nous, empruntés, pour espérer enfin, et sans plus tarder, aller à la rencontre de notre renaissance et de la paix. »

