La session annuelle du comité se tiendra du 16 au 27 juin à Phnom Penh.
OLJ /
le 14 juin 2013 à 00h00
Le mont Fuji englobe huit grands sanctuaires shintoïstes. Kazuhiro Nogi/AFP
Le mont Fuji au Japon et la ville d’Agadez au Niger sont deux des sites qui devraient être inscrits au patrimoine mondial lors de la session annuelle du comité de l’Unesco du 16 au 27 juin à Phnom Penh. Trente-deux sites naturels et culturels sont ainsi en lice pour être distingués pour leur « valeur universelle exceptionnelle » et s’ajouter à une liste déjà longue de 962 noms dans 157 pays. Les candidatures vont du désert côtier de Namibie, des villas et jardins des Médicis en Toscane, aux églises en bois des Carpates polonaises et ukrainiennes, en passant par la station baleinière canadienne de Red Bay, dans le Labrador, où opéraient les marins basques au XVIe siècle. Certains sites sont présentés comme biens naturels, comme l’Etna en Italie, d’autres comme biens culturels comme le mont Fuji. Symbole du Japon, ce volcan, qui culmine à 3 776 mètres, est une pièce maîtresse de l’iconographie et englobe huit grands sanctuaires shintoïstes. Les sites proposés ont été examinés par deux organes consultatifs qui transmettent leurs recommandations d’inscription ou non au comité, composé de représentants de 21 pays élus pour six ans. Ces décisions ont un fort enjeu économique car le classement d’un site peut faciliter le déblocage d’aides pour la préservation et entraîner une hausse de la fréquentation touristique. Le comité, qui n’est pas limité par un nombre de sites à retenir, peut s’affranchir des recommandations des experts, comme cela avait été le cas pour l’inscription de la basilique de la Nativité à Bethléem en 2012. Le principal défi aujourd’hui pour l’Unesco est en outre la conservation des sites menacés par l’absence d’entretien, le tourisme incontrôlé ou le développement d’activités économiques à l’image de la Grande Barrière de corail australienne menacée par le boom de l’exploitation minière et du gaz. Au chapitre des sites qui présentent des « problèmes de conservation majeurs », le comité discutera notamment de la Casbah d’Alger, de la vieille ville de Sanaa (Yémen) ou encore de la ville de Potosi (Bolivie). Le comité formulera des recommandations qui, si elles ne sont pas suivies par les États, peuvent entraîner à terme un retrait de la liste du patrimoine, sanction suprême qui n’a été appliquée qu’à deux reprises. Il peut aussi allonger sa liste « du patrimoine en péril », qui comprend 38 sites particulièrement menacés, dont les îles Galápagos (Équateur) qui furent le premier site classé « patrimoine mondial » en 1978. (Source : AFP)
Le mont Fuji au Japon et la ville d’Agadez au Niger sont deux des sites qui devraient être inscrits au patrimoine mondial lors de la session annuelle du comité de l’Unesco du 16 au 27 juin à Phnom Penh. Trente-deux sites naturels et culturels sont ainsi en lice pour être distingués pour leur « valeur universelle exceptionnelle » et s’ajouter à une liste déjà longue de 962 noms dans 157 pays. Les candidatures vont du désert côtier de Namibie, des villas et jardins des Médicis en Toscane, aux églises en bois des Carpates polonaises et ukrainiennes, en passant par la station baleinière canadienne de Red Bay, dans le Labrador, où opéraient les marins basques au XVIe siècle. Certains sites sont présentés comme biens naturels, comme l’Etna en Italie, d’autres comme biens culturels comme le mont Fuji. Symbole du...
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