Rechercher
Rechercher

Liban

Un exploitant de carrière avertit NSF : « Nous sommes une ligne rouge »

Une cavité béante qui défigure une nature encore très verte... en toute impunité.

L’association « Nature sans frontières » (NSF) a dénoncé les dégâts énormes causés par quatre nouvelles carrières dans la région de Aïn Dara (hauteurs de Aley).
L’association a organisé une tournée sur le terrain pour ses membres et des habitants de la région, mais n’a pu, selon son communiqué, s’approcher des sites en raison de l’animosité dont font preuve les responsables des carrières. Mais ce qu’ils ont vu se passe de commentaires : des montagnes vertes éventrées par des bulldozers... L’une de ces carrières se trouve même à proximité d’un bâtiment résidentiel.
À l’issue de cette tournée, Mahmoud Ahmadieh, président de NSF, a dit avoir reçu de nombreuses plaintes des villages du Haut-Aley, dans la région de Aïn Dara, « à propos de ces carrières qui défigurent la nature ». « Au cours de nos observations, nous avons noté le passage d’un camion transportant du sable toutes les dix minutes, poursuit-il. Le plus grave, c’est qu’un habitant nous a suivis, nous signifiant que ces carrières appartiennent à un homme appelé W.S., que cet homme est une “ligne rouge” et que nos efforts ne mèneront à rien. Nous lui avons répondu que notre mouvement se poursuivra jusqu’à ce que ces carrières soient définitivement fermées, comme l’ont été d’autres à Wadi Charoun et dans les hauteurs de Aïn Dara, exploitées par le même propriétaire. À la seule différence que les dégâts, dans ces nouveaux sites, sont considérablement plus graves. »
M. Ahmadieh a souligné que le bâtiment résidentiel qui se trouve un peu trop près de l’une des carrières est sérieusement menacé d’effondrement, étant donné que la cavité béante fait plus de quinze mètres de hauteur. Une catastrophe est donc à redouter dès les premières pluies, selon lui.
L’environnementaliste s’est demandé pourquoi le décret sur les études d’impact environnemental, adopté en 2012, est appliqué de manière si aléatoire. Il s’interroge sur l’absence de contrôle par le ministère de l’Environnement et les autres ministères concernés, dans cette région si affectée par ce fléau. « Pourquoi la municipalité de Aïn Dara ne prend-elle pas position contre cette destruction systématique ? »
s’insurge-t-il. Il a assuré que son ONG ne permettrait pas à « ceux qui commettent ces crimes écologiques de poursuivre leur action impunément, et de profiter du chaos actuel dans lequel le pays est plongé ».
« Nous annoncerons bientôt une série de mesures pour mettre un terme à cette destruction, au cas où les responsables concernés continuent de faire la sourde oreille », a-t-il conclu.
L’association « Nature sans frontières » (NSF) a dénoncé les dégâts énormes causés par quatre nouvelles carrières dans la région de Aïn Dara (hauteurs de Aley). L’association a organisé une tournée sur le terrain pour ses membres et des habitants de la région, mais n’a pu, selon son communiqué, s’approcher des sites en raison de l’animosité dont font preuve les responsables des carrières. Mais ce qu’ils ont vu se passe de commentaires : des montagnes vertes éventrées par des bulldozers... L’une de ces carrières se trouve même à proximité d’un bâtiment résidentiel. À l’issue de cette tournée, Mahmoud Ahmadieh, président de NSF, a dit avoir reçu de nombreuses plaintes des villages du Haut-Aley, dans la région de Aïn Dara, « à propos de ces carrières qui défigurent la nature »....
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut