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Fabius veut un rééquilibrage en Syrie avant Alep

Un rééquilibrage en faveur des rebelles est nécessaire en Syrie avant que les troupes de Bachar el-Assad atteignent la ville d'Alep, a estimé mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Le conflit syrien est à un tournant après la reconquête de Qousseir par le régime au pouvoir aidé par les combattants du Hezbollah, ce qui implique de réexaminer l'opportunité d'armer les rebelles, a déclaré la veille le porte-parole du quai d'Orsay. Il faisait alors état de rumeurs annonçant Alep comme prochaine cible du régime et de ses alliés.

 

"Il faut qu'il y ait un rééquilibrage parce qu'au cours des derniers jours, des dernières semaines, les troupes de Bachar (el-Assad) et surtout le Hezbollah et les Iraniens, avec les armes russes, ont repris un terrain considérable, et il faut qu'on puisse arrêter cette progression avant Alep", a déclaré Laurent Fabius sur France 2. "Si on n'a pas de rééquilibrage sur le terrain, il n'y aura pas de conférence de la paix à Genève, l'opposition n'acceptera pas d'y venir", a-t-il ajouté. "Pour que les soldats de la résistance puissent se défendre, il faut qu'ils disposent d'armes (...) il ne s'agit pas d'armer pour armer, mais il faut qu'il y ait un rééquilibrage."

 

Le ministre des Affaires étrangères a toutefois précisé que la France respecterait la règlementation européenne qui indique que des "armes puissantes" peuvent être livrées à partir du 1er août. "Pour l'instant, nous n'avons pas encore décidé", a-t-il souligné.

 

Après avoir milité pour la levée de l'embargo européen sur les livraisons d'armes afin d'aider les rebelles, Paris et Londres sont désormais de plus en plus réticents à concrétiser leur volonté de les armer.

Les récents succès de l'armée syrienne menacent la conférence de paix de Genève proposée par les Etats-Unis et la Russie et mettent les adversaires de Bachar el-Assad en situation délicate pour négocier.

L'un des cadres militaires de l'insurrection a annoncé que l'opposition boycotterait la conférence en l'absence de livraison d'armes.

Un rééquilibrage en faveur des rebelles est nécessaire en Syrie avant que les troupes de Bachar el-Assad atteignent la ville d'Alep, a estimé mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
Le conflit syrien est à un tournant après la reconquête de Qousseir par le régime au pouvoir aidé par les combattants du Hezbollah, ce qui implique de réexaminer l'opportunité d'armer les rebelles, a déclaré la veille le porte-parole du quai d'Orsay. Il faisait alors état de rumeurs annonçant Alep comme prochaine cible du régime et de ses alliés.
 
"Il faut qu'il y ait un rééquilibrage parce qu'au cours des derniers jours, des dernières semaines, les troupes de Bachar (el-Assad) et surtout le Hezbollah et les Iraniens, avec les armes russes, ont repris un terrain considérable, et il faut qu'on puisse...