Dans un communiqué, le CCG précise que son conseil ministériel a "décidé de prendre des mesures contre les membres du Hezbollah touchant à leur (titre de) séjour ou à leurs opérations financières et commerciales dans les Etats membres".
Réuni dimanche, le Conseil ministériel du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) avait annoncé des mesures de rétorsion contre "les intérêts du Hezbollah", sans préciser la nature de ces mesures.
Les riches monarchies pétrolières du Golfe accueillent d'importantes communautés libanaises de différentes confessions, y compris chiite, qui n'affichent cependant pas leur appartenance politique dans ces pays, où les partis sont interdits.
Dans leur communiqué, les six monarchies dénoncent "avec véhémence la flagrante intervention du Hezbollah libanais dans la crise syrienne".
Elles soulignent que "la participation du Hezbollah à l'effusion du sang du peuple syrien frère a révélé la nature du parti et ses véritables objectifs qui dépassent le cadre du Liban et de la nation arabe", en allusion à son alliance avec l'Iran chiite.
"L'intervention illégitime du Hezbollah et les pratiques ignobles de ses miliciens en Syrie porteront atteinte à ses intérêts dans les pays du CCG", menace le communiqué, invitant par ailleurs "le gouvernement libanais à assumer ses responsabilités quant à l'attitude du Hezbollah et de ses pratiques illégales et inhumaines en Syrie et dans la région".
Le Hezbollah a dépêché des centaines d'hommes armés en Syrie où ils ont aidé l'armée de Bachar al-Assad à reprendre aux rebelles la semaine dernière la ville stratégique de Qousseir après d'âpres combats, alors que se multiplient les efforts diplomatiques pour tenter de mettre fin au conflit, qui a fait plus de 94.000 morts depuis mars 2011.

