Un responsable israélien a accusé mercredi le président palestinien Mahmoud Abbas de refuser de négocier directement avec Israël et de préférer le recours à des démarches "unilatérales".
Mahmoud Abbas "n'est pas pressé de reprendre des négociations malgré les pressions exercées sur lui, car il pense que la voie unilatérale lui rapportera plus et qu'il n'aura pas ainsi à payer un prix politique", a affirmé le vice-ministre des Affaires étrangères Zeev Elkin, à la radio publique.
M. Elkin faisait allusion à de nouvelles démarches que pourraient entreprendre les Palestiniens telle celle de novembre dernier qui a permis l'accession de la Palestine au statut d'État observateur à l'ONU, malgré l'opposition d'Israël et des États-Unis.
Le vice-ministre a également réaffirmé le refus d'Israël d'un retour aux lignes d'avant la guerre de juin 1967. "Le peuple israélien n'est pas prêt à se suicider et à rééditer la même erreur commise lors du retrait de la bande de Gaza (en 2005)".
La radio publique ainsi que le quotidien Maariv ont également indiqué que Yoram Cohen, le chef du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, a affirmé que Mahmoud Abbas "ne croit pas à un accord de paix avec Israël".
"Le président Palestinien pense qu'il ne gagnera rien à négocier avec le gouvernement de Benjamin Netanyahu et qu'il obtiendra beaucoup moins que ne lui avait proposé Ehud Olmert", a déclaré Yoram Cohen, lors d'une réunion mardi de la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement.
Selon les médias israéliens, M. Olmert au pouvoir entre 2006 et 2009 aurait proposé un retrait de plus de 90% de Cisjordanie ainsi qu'un échange de territoires que Mahmoud Abbbas aurait refusé.
Le secrétaire d'État américain John Kerry tente depuis des mois de relancer des négociations gelées depuis près de trois ans. Il a mis en garde lundi Israël contre le risque de laisser passer la dernière "chance" de faire la paix avec les Palestiniens, estimant qu'il serait bientôt trop tard.
La direction palestinienne exige pour reprendre les négociations de paix un gel total de la colonisation israélienne et une référence aux lignes d'avant l'occupation israélienne des Territoires palestiniens en juin 1967 comme base de discussions.
Mahmoud Abbas "n'est pas pressé de reprendre des négociations malgré les pressions exercées sur lui, car il pense que la voie unilatérale lui rapportera plus et qu'il n'aura pas ainsi à payer un prix politique", a affirmé le vice-ministre des Affaires étrangères Zeev Elkin, à la radio publique.M. Elkin faisait allusion à de nouvelles démarches que pourraient entreprendre les Palestiniens telle celle de novembre dernier qui a permis l'accession de la Palestine au statut d'État observateur à l'ONU, malgré l'opposition d'Israël et des États-Unis.Le vice-ministre a également réaffirmé le refus d'Israël d'un retour aux lignes...


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