Le statu quo prévaut depuis la réunion entre le technicien italien et les deux responsables du PSG, le président Nasser al-Khelaifi et le directeur sportif Leonardo, le 19 mai.
Ancelotti (53 ans), sous contrat au PSG jusqu’en 2014, n’a pas changé d’avis et compte toujours quitter le club pour rejoindre le Real Madrid tout en se heurtant pour le moment au refus de son employeur. Pour Paris et ses propriétaires qataris, il s’agit avant tout de ne pas perdre la face. D’où cette volonté de jouer la montre, de ne libérer Ancelotti qu’une fois son successeur trouvé et de ne pas vouloir faire cadeau au Real des 7,5 millions d’euros correspondant à la dernière année de salaire du Transalpin.
Si les pistes menant à Rafael Benitez et Fabio Capello n’ont pas encore été abandonnées, le champion de France attend surtout de connaître jeudi le verdict de la commission de discipline de la LFP concernant le coup de coude adressé le 5 mai par Leonardo à l’arbitre de Paris-Valenciennes Alexandre Castro.
En cas de clémence de la commission, le Brésilien, qui risque jusqu’à un an de suspension, deviendrait en effet le grand favori pour succéder à Ancelotti.
À moins que le club ne réussisse d’ici là à dénicher un gros poisson et un technicien au CV ronflant, histoire de calmer l’impatience et les doutes de certains cadres du vestiaire.
Heynkes, plan B de Perez
Même Zlatan Ibrahimovic a expliqué qu’il se poserait des questions sur son futur parisien si Ancelotti partait. Il est peu probable qu’Ibra, sous contrat encore deux ans, puisse quitter Paris au bout d’une saison, peu de clubs en Europe pouvant lui garantir son salaire parisien astronomique. « Il n’a pas demandé au club de partir », a d’ailleurs lâché Ancelotti. Mais les états d’âme, étalés sur la place publique, du joueur le plus emblématique de l’équipe mettent une pression supplémentaire sur QSI (Qatar Sports Investments).
Même s’il paraît aujourd’hui inenvisageable de voir Ancelotti rester contre son gré dans la capitale et le PSG le garder de force, le temps presse aussi pour l’Italien. « Carletto » fait figure de premier choix aux yeux du président du Real Madrid Florentino Perez, qui a officialisé, le 20 mai, la fin de l’ère José Mourinho.
Le président madrilène, pour l’instant seul candidat à sa succession le 2 juin (ou le 16 s’il y a plusieurs adversaires), espère boucler le dossier rapidement pour pouvoir présenter le nouvel entraîneur dans la foulée.
Un autre postulant, et non des moindres, s’est positionné en cas d’échec avec Ancelotti en la personne de Jupp Heynckes, tout juste vainqueur de la Ligue des champions avec le Bayern Munich et sacré champion d’Europe en 1998 avec le grand club madrilène.
(Source : AFP)

