Leila el-Solh Hamadé entourée du père Salim Daccache, du Dr Atef Majdalani, de Sethrida Geagea et du Dr Charaf Abou Charaf.
Issue de l’Observatoire libanais pour la sclérose en plaques (Olsep), l’Alisep a été officiellement lancée il y a quelques mois. Elle joue un rôle indéniable dans l’amélioration de la qualité de vie des malades atteints par cette maladie handicapante, qui touche particulièrement les jeunes entre 20 et 40 ans. Les patients ne peuvent affronter seuls cette maladie qui demeure pour certains encore une source de honte. Alisep œuvre à les aider à briser le silence, à leur apporter un soutien moral, à les sensibiliser à leurs droits et à coordonner avec les instances concernées pour qu’ils reçoivent la prise en charge adéquate.
« C’est mus par un sentiment de solidarité sans faille et animés par un dévouement exemplaire que plusieurs citoyens se sont unis pour créer l’Association libanaise contre la sclérose en plaques », a signalé le professeur Lara Karam Boustani, présidente de l’Alisep. Elle a poursuivi : « Jeune, l’Alisep l’est certainement, mais ne dit-on pas que la valeur n’attend point le nombre des années ? Enthousiaste, elle l’est surtout, et son enthousiasme est contagieux. Vous voir ce soir aussi nombreux en est la preuve. Penser à tous ceux qui nous ont aidés – avec à leur tête la Fondation el-Walid Ben Talal et la faculté de médecine de l’USJ – et aux malades qui se sentent si bien entourés, me fait dire que le chemin est certes encore long. Les premiers pas sont toutefois encourageants et prometteurs. »
De son côté, la fondatrice de l’Alisep, Jinane Kheirallah Koussa, a remercié M. Charbel « pour sa contribution à la naissance de l’association ». Elle a également rendu hommage à Mme Solh qui « a soutenu notre cause et nous a aidés à mettre en place un site Web, permettant d’établir le contact entre les spécialistes et les malades ». Jinane Koussa a de même salué l’engagement de la Fondation al-Walid ben Talal et sa disposition à collaborer avec l’Alisep pour créer un centre permanent au service des malades.
Félicitant Mme Solh pour la médaille d’or Richelieu que lui a décernée l’Université de la Sorbonne de Paris, Mme Koussa a remis à Mme Solh le trophée de l’Alisep, « gage de respect et de profonde gratitude ».
Mme Solh a affirmé que « la collaboration entre la Fondation al-Walid ben Talal et l’Alisep se poursuivra, car ce qui nous lie à l’Hôtel-Dieu et à l’Université Saint-Joseph est non seulement une relation de solidarité et de partage, mais désormais une alliance entre deux familles ».
Marlène AOUN FAKHOURY

