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Tunisie : Rached Ghannouchi veut "récupérer" les djihadistes "modérés"

Le chef du mouvement islamiste tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi souhaite rallier "les franges modérées" de la mouvance djihadiste tunisienne, dans un entretien publié mercredi par Le Figaro, quelques jours après de violents heurts entre policiers et salafistes.

"Je pense qu'un tri se fera entre les franges modérées qui refusent de s'opposer à l'État et les autres", estime M. Ghannouchi. "On doit essayer de les récupérer" et "pour cela il faut dialoguer", dit-il encore.

Les affrontements de dimanche ont fait, d'après le ministère de l'Intérieur, un mort parmi les manifestants et 18 blessés dont quinze policiers. Selon Ansar Ashariaa et une source policière interrogée par l'AFP, une deuxième personne a été tuée.

Ces violences ont été "un test sur l'application de la loi et c'est une victoire pour l'État", remarque M. Ghannouchi qui n'écarte pas cependant une réponse violente à cette répression.

Mais, dans ce cas, "ils se mettraient encore plus en difficulté et cela remonterait le peuple contre eux et augmenterait leur marginalisation."

Face à ces djihadistes, "il faudrait résoudre des problèmes de développement", dit-il encore. "Le phénomène djihadiste se développe dans les zones les plus pauvres, au développement desquelles l'État devrait donner plus d'importance".

Le gouvernement dirigé par les islamistes d'Ennahda semblait lever l'ambiguïté en se disant déterminé à lutter contre la mouvance djihadiste désormais qualifiée de "terroriste", tandis que le calme était revenu lundi à Tunis après des heurts entre policiers et salafistes.

Le chef du mouvement islamiste tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi souhaite rallier "les franges modérées" de la mouvance djihadiste tunisienne, dans un entretien publié mercredi par Le Figaro, quelques jours après de violents heurts entre policiers et salafistes.
"Je pense qu'un tri se fera entre les franges modérées qui refusent de s'opposer à l'État et les autres", estime M. Ghannouchi. "On doit essayer de les récupérer" et "pour cela il faut dialoguer", dit-il encore.
Les affrontements de dimanche ont fait, d'après le ministère de l'Intérieur, un mort parmi les manifestants et 18 blessés dont quinze policiers. Selon Ansar Ashariaa et une source policière interrogée par l'AFP, une deuxième personne a été tuée.
Ces violences ont été "un test sur l'application de la loi et c'est une victoire pour l'État", remarque...