Les mécaniciens de l’écurie Red Bull dans le paddock s’appliquant à peaufiner les derniers check-up sur les pneumatiques, Pirelli P zéro, avant d’être installés sur les monoplaces de Vettel et Webber.Albert Gea/Reuters
Cette annonce avait suscité une violente réaction de Ferrari et Lotus, dont les monoplaces usent moins leurs pneus que les Red Bull, ce qui leur a permis de remporter trois des cinq premières manches de 2013.
« C’est comme si on modifiait la taille des cages de football en cours de saison, parce que certaines équipes n’arrivent pas à cadrer leurs tirs », avait regretté Éric Boullier, le patron de Lotus F1.
Depuis, Ferrari, Lotus et Force India, qui gèrent mieux leurs pneus que Red Bull en 2013, ont obtenu de la FIA, instance sportive suprême de la F1, qu’elle joue son rôle d’arbitre en limitant les changements qui seront apportés aux gommes italiennes.
Aucun changement important, après le 1er septembre de la saison précédente, n’est permis sans l’unanimité des 11 écuries, ce qui est loin d’être le cas sur le sujet très sensible des pneus 2013.
Ces changements ne devront donc pas avoir pour conséquence une dégradation moindre des pneus ou un nombre moins élevé d’arrêts au stand, mais seulement éviter qu’un pneu se « délamine » brutalement, et donc que sa bande de roulement s’arrache tout d’un coup, comme c’est arrivé par exemple à l’Écossais Paul di Resta lors des essais libres du GP d’Espagne.
« C’est une situation dans laquelle on ne peut pas gagner, car si on modifie trop les pneus, on nous dira qu’on a offert le titre à Red Bull », disait Paul Hembery, le directeur de Pirelli Compétition la semaine dernière.
Le prochain GP, et donc le dernier disputé avec les pneus actuels, aura lieu à Monaco ce dimanche, sur le circuit le plus court du calendrier, réputé moins exigeant pour les pneus.


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