Hauts et bas de la saison italienne, de l’explosion de Paul Pogba, dynamiteur français du jeu de la Juventus Turin, à l’horrible saison de l’Inter Milan, neuvième.
LES TOPS
Pogba, el-Shaarawy, les révélations
Deux joueurs de 20 ans ont éclaboussé de leur classe naissante la saison. D’abord Stephan el-Shaarawy, jeune buteur de l’AC Milan, qui a tenu son équipe à flots avant de piquer du nez vers février (16 buts, dont 14 avant Noël), puis le Français Paul Pogba, qui s’est imposé à la Juventus au point de contraindre Antonio Conte à un changement de dispositif pour lui faire une place au milieu de terrain. Les deux sont devenus internationaux.
Renaissance florentine
Passée près de la relégation l’an dernier, la Fiorentina a cette fois frôlé la Ligue des champions ! La Renaissance doit beaucoup à Vincenzo Montella, technicien d’avenir, qui défend un jeu vif et décoiffant. Avec des perles comme le Colombien rasta Juan Cuadrado, l’Espagnol Borja Valero ou le Monténégrin Stevan « Jojo » Jovetic, la « Viola » peut viser plus haut la saison prochaine.
Balotelli, retour gagnant
Mario Balotelli traînait sa peine à Manchester City, où les tabloïds anglais le pourchassaient. Arrivé à l’AC Milan en janvier, il a guidé le club vers la quête de la troisième place, marquant 12 buts sur une demi-saison. Indispensable en sélection, buteur, dribbleur et même premier défenseur, il s’approche du très haut niveau.
Cavani, le Matador, dépasse les 100
Deux fois deuxième, Edinson Cavani a enfin conquis le titre de meilleur buteur et guidé Naples vers la 2e place et la Ligue des champions avec ses 29 buts. Mais l’Uruguayen, auteur de 104 buts pour le Napoli en trois ans, pourrait céder aux sirènes du mercato.
LES FLOPS
Cagliari et le stade fantôme
Un président, Massimo Cellino, en prison pour menaces, des matches joués à 800 km de Cagliari (à Trieste) devant un public maigrichon : le maintien du club sarde tient du miracle ! Heureusement il y avait Marco Sau (12 buts) et Victor Ibarbo (6 buts)...
Le chemin de croix de l’Inter
Pas quatorze stations, comme le Christ, mais seize ! L’Inter a perdu seize fois cette saison et sera absent de la scène européenne pour la première fois depuis 14 ans. Revenue à une longueur de la Juve après s’y être imposé 3-1 le 3 novembre, mettant fin à l’invincibilité des Turinois en championnat (49 matches), l’Inter n’a cessé de dégringoler. Percluse de blessures, notamment le trio d’attaque Cassano-Milito-Palacio, l’Inter a également souffert de la politique incohérente du président Moratti, qui achète des vieux et vend ses jeunes, et de l’inexpérience d’Andrea Stramaccioni (37 ans), confirmé pour l’instant sur le banc pour la saison prochaine.
La Roma à l’américaine
Indigeste Rome-Coca. La deuxième saison des propriétaires américains des « Giallorossi » se solde encore par un échec, malgré les derniers feux de Francesco Totti, meilleur joueur du club à 36 ans. L’expérience Zdenek Zeman a été arrêtée en février, mais le changement d’entraîneur n’a pas redressé le classement. La Roma ratera l’Europe pour la deuxième année d’affilée, à moins que la victoire en Coupe d’Italie dans le derby contre la Lazio ne vienne tout sauver (26 mai) ?
Zamparini a trop mangé
Le « mange-entraîneurs » de Palerme, Maurizio Zamparini, a changé cinq fois de technicien cette saison, mais redescend en série B après neuf ans parmi l’élite. Ni Giuseppe Sannino (août-septembre, puis mars-mai), ni Giampiero Gasperini (septembre-février, puis février-mars), ni Alberto Malesani (du 4 au 24 février) n’ont évité la chute.
Pescara a démissionné
Deux petits points sur la phase retour, le Delfino Pescara a raté dans les grandes largeurs sa deuxième moitié de saison. La fringante équipe de Zdenek Zeman, qui était monté en marquant 90 buts dans la saison, redescend après en avoir encaissé presque autant (85), une saison émaillée de retentissantes corrections, 6-1 conte la Juve ou 6-0 contre la Sampdoria, 5-1 au Napoli... Sans son trio génial Ciro Immobile (Genoa), Lorenzo Insigne (Naples) et Marco Verratti (Paris SG), la série A était trop grande pour Pescara.


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