Armé devant un tag de Yasser Arafat en plein camp de Aïn el-Heloué. Mahmoud Zayyat/AFP
Une fois n’est pas coutume : ces affrontements ont provoqué une fronde populaire dans le camp, les habitants organisant une imposante manifestation pour imposer un arrêt des tirs et obtenir le retrait des éléments armés des rues. De fait, un calme précaire et tendu a été rétabli dans la matinée, mais le feu couve toujours sous la cendre, ce qui a amené les manifestants à entamer un sit-in dans le secteur qui a été le théâtre des violences.
Parallèlement à cette colère populaire, les contacts se sont intensifiés dans la journée d’hier afin de rétablir un minimum de stabilité et d’éviter une reprise des combats. La députée de Saïda, Mme Bahia Hariri, a notamment eu des entretiens téléphoniques sur ce plan avec les responsables du camp. Le secrétaire général de l’Organisation populaire nassérienne, Oussama Saad, a lui aussi entrepris des contacts avec les notables palestiniens du camp. Dans une déclaration à la presse, il a condamné ces accrochages, soulignant que « la sécurité à Aïn el-Heloué, à Saïda, au Liban-Sud et dans les autres régions libanaises est une et indivisible ».
Exhortant les organisations palestiniennes à intervenir afin de rétablir le calme, M. Saad a appuyé dans ce cadre le mouvement populaire qui a été organisé dans le camp afin de mettre un terme aux affrontements. Il a réclamé en outre la consolidation de la sécurité « au Liban et dans les camps en vue de faire face aux complots visant à entraîner les Libanais et les Palestiniens dans la guerre syrienne et à étendre cette guerre au territoire libanais ». En conclusion, M. Saad a déploré l’attitude de « certaines parties au pouvoir qui contribuent au plan ayant pour but de porter atteinte à la stabilité du Liban et de l’entraîner dans une guerre sectaire ».
Abondant dans le même sens, la Jamaa islamiya et le représentant au Liban du mouvement palestinien du Jihad islamique, Abou Imad Rifaï, ont également publié des communiqués mettant en garde contre les tentatives d’entraîner le Liban et les camps palestiniens dans « les conflits régionaux et la discorde sectaire ».


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