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Sport

Dopage: la FIT prête à montrer son programme à l’AFLD en vue de Roland-Garros

La Fédération internationale de tennis (FIT) a indiqué hier qu’elle était prête à montrer à l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) son programme de lutte prévu pour le prochain Roland-Garros, où la FIT est seule décisionnaire en matière de contrôles.
« Je suis prêt à montrer à M. Genevois (président de l’AFLD, NDLR) le programme de tests sur Roland-Garros, nous sommes prêts à lui donner pour en discuter », a déclaré Francesco Ricci, président de la FIT, qui était auditionné mercredi par la commission d’enquête du Sénat sur l’efficacité de la lutte contre le dopage.
Le tournoi de Roland-Garros, comme les autres tournois du grand chelem, est placé sous l’égide de la FIT en ce qui concerne les contrôles. Ces derniers sont ensuite analysés par le laboratoire de Montréal, reconnu par l’Agence mondiale antidopage (AMA).
« Nous préférons les labos qui ne sont pas liés aux agences nationales », a argumenté le président de la FIT, afin d’expliquer pourquoi les tests réalisés pendant Roland-Garros ne sont pas, par exemple, analysés par le laboratoire de Châtenay-Malabry, qui dépend de l’AFLD, et qui est également reconnu par l’AMA.
« Il faut respecter les athlètes et faire qu’ils n’aient qu’une seule autorité en face d’eux pour chaque compétition. »
« Le premier principe pour progresser dans la lutte contre le dopage, c’est le secret des opérations entre les agences nationale et les fédérations, a estimé M. Ricci. Le 2e principe c’est la transparence, et nous sommes prêts à ouvrir tous nos livres. Troisièmement, il faut une coopération complémentaire. »
Le président de la FIT a ainsi rappelé que l’AFLD avait effectué, au nom de la FIT, des tests lors du tournoi de Montpellier. « Il ne faut pas dupliquer les efforts, mais aller là où les autres ne sont pas. (...) Nous ne pouvons pas être partout. »
Accompagné de Stuart Miller, responsable de la lutte au sein de la FIT, M. Ricci a parfois été sous le feu nourri des sénateurs, désireux de comprendre pourquoi la Fédération internationale semblait montrer moins de volonté que d’autres instances sportives à s’engager contre le dopage.
« Nous respectons le code mondial antidopage et les recommandations de l’AMA », ont ainsi répété à plusieurs reprises les deux responsables.
« En 2012, nous avons effectué un peu plus de 2 000 prélèvements, dont 15 % hors compétition et 10 % sous forme sanguine », a rappelé Stuart Miller.
Le président de la FIT a lui insisté sur le fait que sa fédération était la seule, avec le football et le cricket, à consacrer environ « deux millions de dollars » au programme de lutte.
« Dans deux ou trois ans, nous pensons que l’investissement va doubler avec l’introduction du passeport biologique et des autres activités, en particulier l’augmentation des tests hors compétition. »
La Fédération internationale de tennis (FIT) a indiqué hier qu’elle était prête à montrer à l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) son programme de lutte prévu pour le prochain Roland-Garros, où la FIT est seule décisionnaire en matière de contrôles.« Je suis prêt à montrer à M. Genevois (président de l’AFLD, NDLR) le programme de tests sur Roland-Garros, nous sommes prêts à lui donner pour en discuter », a déclaré Francesco Ricci, président de la FIT, qui était auditionné mercredi par la commission d’enquête du Sénat sur l’efficacité de la lutte contre le dopage.Le tournoi de Roland-Garros, comme les autres tournois du grand chelem, est placé sous l’égide de la FIT en ce qui concerne les contrôles. Ces derniers sont ensuite analysés par le laboratoire de Montréal, reconnu par...
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