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Lifestyle - Humanitaire

Le prince Harry à Washington, sur les traces de Diana

L’action de la princesse Diana contre les mines antipersonnel avait pesé sur la signature par 122 pays du traité d’Ottawa pour l’interdiction de ces armes redoutables qui font principalement des victimes chez les populations civiles. Aujourd’hui, son fils cadet, Harry, a pris la relève.

Le prince Harry, troisième dans l’ordre de succession au trône britannique, a effectué une visite surprise à la Maison-Blanche où il a été accueilli par la Première dame Michelle Obama. « Surprise ! » s’est exclamée Mme Obama en présentant son invité à un public d’épouses de militaires, reçues pour un thé dans la salle d’apparat de la résidence exécutive américaine.

Le prince Harry (28 ans) a entamé mardi une visite d’une semaine aux États-Unis. Premier arrêt, Washington, où il s’est rendu, peu de temps après son arrivée, au Congrès qui donnait à voir une exposition de photographies de l’ONG HALO Trust. Cette exposition maque le 25e anniversaire de cette association où il œuvre à l’exemple de sa mère, la princesse Diana, et dont il patronne cet anniversaire. Il en a fait le tour, accompagné du sénateur John McCain, un illustre vétéran de la guerre du Vietnam et grand blessé des combats. À l’entrée du Congrès l’attendait une foule (principalement des femmes) venue l’acclamer. À l’intérieur, les cimaises témoignaient des préoccupations et des actions de HALO, la plus ancienne et la plus efficace des agences humanitaires de déminage qui a retiré plus de 13 millions de mines et autres restes d’explosifs de guerre. Comme on le sait, Lady Di s’était beaucoup investie pour que soit interdits ces engins disséminés au hasard des largages qui, en n’explosant pas sur le champ, peuvent plus tard, au moindre contact, mutiler, brûler ou tuer. Chaque année, 15 000 à 20 000 personnes dans le monde sont victimes d’un accident résultant d’une mine antipersonnel ou de munitions non explosées, soit une personne toutes les 30 minutes. Parmi elles, 80 % de civils, dont 20 % d’enfants.
Après le Congrès, le prince Harry a fait un saut à la Maison-Blanche pour saluer un groupe de mères de militaires qu’honorait la First Lady, Michelle Obama, autour d’un très british « High tea ». « Surprise ! a dit Mme Obama, j’ai l’honneur d’accueillir le prince Harry. » Puis, ce fut une réception suivie d’un dîner donnés en son honneur par l’ambassadeur de Grande- Bretagne à Washington. Au menu, coquilles Saint-Jaques au citron vert, veau braisé et pudding estival.
Hier, journée également sous le signe de la bannière étoilée pour le prince Harry qui a visité le cimetière national d’Arlington et l’hôpital militaire Walter Reed. Puis, cap pour le Colorado où il assistera aux « 2013 Warrior Games » auxquels participent plus de 200 hommes et femmes des Forces armées américaines et britanniques blessés sur le champ d’action. La dernière étape sera New Jersey pour un tour dans les régions affectées par l’ouragan Sandy.
Un programme bien réglé, mais certes moins ardu que les vingt semaines passées en Afghanistan comme copilote d’un hélicoptère d’attaque Apache. Et sûrement pas déluré comme la folle soirée de l’an dernier à Las Vegas où il s’était dénudé.
À noter que jeudi soir, le prince Harry n’était pas le seul homme de sang royal sous le dôme du Capitole qui accueillait aussi le roi Carl Gustaf de Suède et son épouse Silva.

 

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