Le Conseil militaire libanais est désormais dans l’incapacité de se réunir faute de quorum après le départ à la retraite début mai de trois de ses six membres, paralysant ainsi toute décision au niveau de l’armée, rapporte le quotidien al-Akhbar, dans son édition de vendredi.
Le Conseil militaire ne compte plus que le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, le chef d’état-major, le général Walid Salman, et le secrétaire général du Conseil supérieur de défense, le général Mohammad Kheir.
Conformément à l’article 28 de la loi sur la défense nationale, le Conseil militaire ne peut se réunir qu’en la présence d’au moins cinq de ses membres.
En l’absence d’un Conseil militaire, l’armée est "complètement paralysée à tous les niveaux", souligne al-Akhbar. Cette situation affectera notamment son financement, son armement et sa capacité de mobilisation.
Selon le journal, cette situation pousserait le général Kahwagi à demander à "assumer le rôle et les prérogatives du Conseil militaire" afin d’éviter toute paralysie de l’institution militaire.
M. Kahwagi a ainsi envoyé une lettre au ministre démissionnaire de la Défense Fayez Ghosn, lui expliquant la situation qui l’a à son tour transmise au gouvernement.
Si les prérogatives du Conseil militaire sont transmises au commandant en chef de l’armée, cette situation créera un précédent. En effet, depuis sa formation en 1978, le Conseil militaire assure une représentation des communautés principales et évite ainsi que le chef de l’armée ne prenne des décisions unilatérales, rappelle al-Akhbar.
M. Kahwagi n’a pas explicitement demandé que les prérogatives du Conseil militaire lui soient transmises, mais il a noté que le gouvernement démissionnaire ne pouvait procéder à la nomination de trois nouveaux membres au Conseil militaire. Il a par ailleurs appelé les autorités à prendre les mesures nécessaires pour que le Conseil militaire puisse à nouveau se réunir.
Le Conseil militaire ne compte plus que le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, le chef d’état-major, le général Walid Salman, et le secrétaire général du Conseil supérieur de défense, le général Mohammad Kheir.
Conformément à l’article 28 de la loi sur la défense nationale, le Conseil militaire ne peut se réunir qu’en la présence d’au moins cinq de ses membres.
En l’absence d’un Conseil militaire, l’armée est "complètement paralysée à tous les niveaux", souligne al-Akhbar. Cette situation...

