Nabih Berry en compagnie de Mgr Matar. Photo Hassan Ibrahim
Le président Berry a reçu hier, par ailleurs, l’archevêque maronite de Beyrouth, Boulos Matar, envoyé par le patriarche maronite, Béchara Raï, pour discuter des législatives et de la loi électorale. « L’entente sur une loi électorale assurant la parité constitue une de nos priorités, ainsi que le déroulement des législatives à la date prévue », a déclaré Mgr Boulos Matar.
Des propos repris par le cardinal Nasrallah Sfeir, en visite avec d’autres figures religieuses chez les Khazen à Kleyate. « Il est possible que les élections soient reportées, mais il ne le faut pas », a-t-il dit. Sur un autre plan, le mannequin Myriam Klink a affirmé lors d’une entrevue accordée au quotidien al-Raï qu’elle se présentera aux élections comme candidate au siège orthodoxe du Metn-Nord.
Salam s’attelle à la besogne
Il reste que le dossier électoral est aujourd’hui étroitement lié à la formation du nouveau gouvernement. L’ancien ministre Ziyad Baroud a en effet noté que « l’absence d’un consensus autour de la loi électorale constitue un véritable obstacle à la mission du Premier ministre désigné, Tammam Salam ». M. Baroud a noté que le projet de décentralisation administrative préparé par la commission qu’il préside sera bientôt fini. Il a aussi rappelé que « la prorogation du mandat du Parlement est inévitable si une nouvelle loi n’est pas adoptée avant le 19 mai ».
Concernant la formation du cabinet, Tammam Salam, toujours attelé à sa lourde tâche à Mousseitbé, a affirmé hier qu’« il se dirige vers un gouvernement d’élections et non pas de fait accompli ». Pendant ce temps, les revendications des différentes parties continuent de fuser de partout. Le ministre démissionnaire Fadi Abboud (bloc du Changement et de la Réforme) a appelé hier à une représentation dans le cabinet proportionnelle à la taille des blocs au sein du Parlement. Le ministre démissionnaire Ali Kanso a quant à lui indiqué qu’« un gouvernement de technocrates est un alibi pour que le 8 Mars ne soit pas représenté ». Enfin, le député du courant du Futur, Ghazi Youssef, a estimé que « le 8 Mars ne désire pas la formation d’un gouvernement avant que les choses ne s’éclaircissent en Syrie ».



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14 h 23, le 04 mai 2013