Le métropolite Elias Audi a célébré les Rameaux en la cathédrale Saint-Georges des grecs-ortodoxes au centre-ville de Beyrouth, hier .(Ibrahim Tawil)
Mais, cette année, la fête a pris une dimension différente de celles des autres années, en raison des événements en Syrie. Un grand nombre de ressortissants syriens des différentes communautés orthodoxes ont participé aux côtés de leurs coreligionnaires libanais aux messes et aux processions des Rameaux et les homélies d’usage ont été soient remplacées dans de nombreuses églises par la lettre pastorale du patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, basé à Damas, soit elles ont suivi sa lecture.
Aussi, la célébration de l’entrée de Jésus à Jérusalem a été placée cette année sous le signe de la solidarité avec les chrétiens de Syrie et les deux évêques grec-orthodoxe, Boulos Yazigi, et syriaque-orthodoxe, Youhanna Ibrahim, enlevés il y a plusieurs jours sur la route d’Alep et dont le sort demeure inconnu.
Dans sa lettre pastorale (voir par ailleurs), le patriarche grec-orthodoxe appelle notamment à l’unité et aux prières « en ces temps où l’obscurantisme règne sur notre région », notamment pour la libération des deux évêques. Les homélies prononcées ont repris cet appel et mis l’accent sur l’importance du maintien de la présence chrétienne dans la région, en dépit des tempêtes qui soufflent sur certains États, notamment la Syrie.
À Dhour Choueir, les communautés catholiques qui ont célébré les Rameaux avec les grecs-orthodoxes du village se sont également associées à ces prières. Dans cette localité du Metn, dont les habitants, catholiques et orthodoxes, ont décidé depuis quelques années de fêter ensemble les fêtes pascales, c’est une procession commune qui a été organisée.

