L'ancien chef des services de renseignement libyens, Abdallah al-Senoussi, a indiqué avoir été arrêté et détenu au Maroc avant d'être transféré à la Mauritanie, a rapporté mercredi Human Rights Watch (HRW) qui a rencontré l'ex-homme fort libyen dans sa prison à Tripoli.
M. Senoussi a déclaré "que les autorités marocaines l'avaient arrêté en mars 2012, et l'ont détenu durant environ 12 jours avant de le mettre dans un avion pour la Mauritanie où il a été remis aux autorités à son arrivée, le 17 mars", a indiqué HRW.
Aucun détail n'avait filtré sur les circonstances de l'arrestation de M. Senoussi à Nouakchott où il était arrivé sur un vol en provenance de Rabat. Le rôle du Maroc dans l'arrestation de l'ex-pilier du régime de Mouammar Kadhafi était resté un mystère.
HRW a précisé toutefois qu'elle ne pouvait vérifier de source indépendante la véracité des propos de M. Senoussi.
L'ex-chef des services des renseignements libyens a indiqué par ailleurs avoir été interrogé durant sa détention en Mauritanie par des agents du FBI américain ainsi que d'Arabie saoudite et du Liban. Il a précisé avoir été interrogé à deux reprises par le FBI, toujours selon HRW qui a pu s'entretenir lundi en privé avec M. Senoussi durant une trentaine de minutes dans sa prison ultra-sécurisée à Tripoli.
La raison derrière la présence de Libanais durant ces interrogatoires n'a pas été précisée, mais un dossier empoisonne les relations libano-libyennes depuis des années, celui de la disparition de l'imam chiite Moussa Sadr.
En 1978, l'imam Moussa Sadr avait été invité en Libye par le régime de Mouammar Kadhafi. Il y était arrivé en août, accompagné de son bras droit et d'un journaliste. Les trois hommes n'ont plus donné signe de vie depuis. Tripoli a toujours affirmé que l'imam avait quitté la Libye pour l'Italie. L'imam Sadr avait insufflé à la communauté chiite une fierté et un élan qui l'ont transformée d'une minorité pauvre et marginalisée en une force incontournable au Liban et dans la région. Les nouvelles autorités libyennes se sont dites prêtes à collaborer avec le Liban pour élucider le mystère de cette disparition.
Après la chute du régime Kadhafi, Abdallah al-Senoussi avait fui la Libye et était entré en Mauritanie avec un passeport malien sous une fausse identité, selon Nouakchott qui l'avait finalement extradé vers la Libye en septembre 2012.
M. Senoussi a déclaré "que les autorités marocaines l'avaient arrêté en mars 2012, et l'ont détenu durant environ 12 jours avant de le mettre dans un avion pour la Mauritanie où il a été remis aux autorités à son arrivée, le 17 mars", a indiqué HRW.
Aucun détail n'avait filtré sur les circonstances de l'arrestation de M. Senoussi à Nouakchott où il était arrivé sur un vol en provenance de Rabat. Le rôle du Maroc dans l'arrestation de l'ex-pilier du régime de Mouammar Kadhafi était resté un mystère.
HRW a précisé toutefois...

