Le pianiste-compositeur Ray Lema, qui a ouvert la musique centrafricaine au funk, aux sons électroniques et à la fusion, publie V.S.N.P. (One Drop), un album en quintet qui l’impose définitivement dans le petit cercle des grands musiciens de l’African Jazz. «Cela fait quand même quelques années que je flirte avec le jazz», a rappelé à l’AFP Ray Lema. «Là, j’ai voulu me mettre complètement dans une attitude jazz », poursuit le pianiste qui, depuis Mizila, son disque en piano solo en 2004, s’aventure à nouveau dans le jazz. «Mais mon jazz sert toujours la mélodie, et je veux rester près de l’Afrique», souligne le musicien congolais. V.S.N.P. voyage entre chants du Congo, Nouvelle-Orléans, afro-beat, township jazz et funk. L’osmose entre le rythme, la mélodie et l’improvisation est réussie, grâce à la science de la composition de Ray Lema et une équipe de musiciens très réceptifs. Propulsés par la basse d’Étienne Mbappe, rodé au jazz-fusion par ses participations au groupe Ultramarine, au Syndicate de Joe Zawinul et plus récemment au 4Th Dimension de John McLaughlin, le trompettiste Sylvain Gontard et le saxophoniste Irving Acao se lancent dans des chorus inspirés, soutenus par la batterie souple de Nicolas Viccaro. À 66 ans, il rappelle qu’il a expérimenté le jazz au début des années 70 en jouant des standards à la guitare dans les discothèques de Kinshasa, puis en écoutant pas mal de disques lors de son séjour à Washington en 1979 et 1980. Son regain d’intérêt pour cette musique ne l’empêche pas de mener à bien d’autres projets: ainsi avec le «Saka-Saka Orchestra», il exalte depuis quelques années les grandes heures de la rumba congolaise.
Le pianiste-compositeur Ray Lema, qui a ouvert la musique centrafricaine au funk, aux sons électroniques et à la fusion, publie V.S.N.P. (One Drop), un album en quintet qui l’impose définitivement dans le petit cercle des grands musiciens de l’African Jazz.«Cela fait quand même quelques années que je flirte avec le jazz», a rappelé à l’AFP Ray Lema.«Là, j’ai voulu me mettre complètement dans une attitude jazz », poursuit le pianiste qui, depuis Mizila, son disque en piano solo en 2004, s’aventure à nouveau dans le jazz.«Mais mon jazz sert toujours la mélodie, et je veux rester près de l’Afrique», souligne le musicien congolais.V.S.N.P. voyage entre chants du Congo, Nouvelle-Orléans, afro-beat, township jazz et funk. L’osmose entre le rythme, la mélodie et l’improvisation est réussie, grâce à la...
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