La direction de course a jugé Webber responsable de son accrochage avec Jean-Éric Vergne (Toro Rosso), au 15e tour. « Je pense que Mark n’aurait pas pu passer de là où il a essayé, et je ne suis même pas sûr qu’il essayait de me dépasser. Ce qui est sûr, c’est que je ne m’attendais pas à le trouver là », a dit le Français après la course. L’Australien était parti dernier, depuis les stands, après avoir été pénalisé en qualifications, pour quantité insuffisante d’essence dans son réservoir à la fin de la séance puis pour avoir changé sa boîte de vitesses avant le délai minimum de cinq courses. Au moment de l’accrochage, il visait la 10e place de Vergne.
Webber est ensuite rentré au stand pour réparer et changer de pneus, mais sa roue arrière droite a été mal serrée et il l’a perdue au tour suivant, ce qui a provoqué son abandon. Red Bull Racing a ensuite été pénalisé de 5 000 euros d’amende pour cette négligence, la roue s’étant baladée dangereusement sur la piste pendant quelques secondes.
Gutierrez a, lui, raté son freinage en bout de ligne droite, au 5e tour, et percuté l’arrière de la Force India d’Adrian Sutil, provoquant au tour suivant l’abandon de l’Allemand, dans son stand, les mécaniciens jugeant sa monoplace irréparable.
Jugé responsable lui aussi, mais débutant en F1, Gutierrez a été plus lourdement sanctionné que Webber : il devra reculer de 5 places sur la grille de départ à Bahreïn, par rapport à son classement aux qualifications du samedi.
Plusieurs autres pilotes ont fait l’objet d’une enquête des commissaires, hier, dont le Finlandais Kimi Räikkönen (Lotus), 2e, et l’Allemand Sebastian Vettel (Red Bull), 4e, pour avoir utilisé leur DRS (aileron arrière ajustable) à un moment de la course, sur une portion de circuit où étaient alors agités des drapeaux jaunes. Aucune sanction n’a finalement été décidée.
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