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Culture - Exposition

Les papiers découpés de Matisse à l’honneur dans son musée

«Jazz» de Matisse.

Des planches du livre Jazz à son travail dans la chapelle de Vence, le musée du Cateau-Cambrésis dans le nord de la France présente une collection inédite de papiers découpés mais inutilisés de Matisse pour mieux comprendre cette révolution artistique.
«C’est une plongée dans l’univers des papiers découpés de Matisse, dans l’explosion de créativité qu’il a eue vers la fin de sa vie», explique Patrice Deparpe, conservateur adjoint du musée créé par le peintre lui-même en 1952.
Un film montre Matisse dans son atelier, découpant sans hésitation des papiers colorés à la gouache. Le peintre appelait cela «dessiner dans la couleur». Les ciseaux ont remplacé le pinceau, le geste procure à Matisse «l’équivalence linéaire graphique de la sensation de vol», lui dont la silhouette de l’oiseau revient si souvent dans son œuvre.
Dans l’une des toutes premières salles, le visiteur se retrouve cerné par ces éléments, classés par formes, couleurs, et numérotés comme les archives qu’ils sont devenus, rejetés par l’artiste pour des raisons qui n’appartiennent qu’à lui.
L’une des demandes de la famille Matisse, qui a fait la donation de 443 éléments l’année dernière au musée du Cateau-Cambrésis (à peu près le même nombre a été donné au musée Matisse de Nice), a été de s’assurer qu’il n’y ait pas de confusion entre les éléments, outils de travail, et les œuvres abouties de
Matisse.
Le peintre avait pris l’habitude d’épingler ces éléments, de les déplacer pour composer ses œuvres. Dans la salle consacrée au travail océanien de Matisse, inspiré par un voyage à Tahiti en 1930, le musée reconstitue deux immenses fresques assemblées par l’artiste sur les murs de son appartement parisien.
«On n’avait pas le droit de toucher aux découpes, on les ramassait dans des draps», se rappelle Jacqueline Duheme, qui fut modèle et assistante de Matisse, et qui épingla sous les ordres très précis du peintre, « jamais au hasard », ces précieux outils de travail.
L’exposition est ouverte jusqu’au 9 juin.
Des planches du livre Jazz à son travail dans la chapelle de Vence, le musée du Cateau-Cambrésis dans le nord de la France présente une collection inédite de papiers découpés mais inutilisés de Matisse pour mieux comprendre cette révolution artistique.«C’est une plongée dans l’univers des papiers découpés de Matisse, dans l’explosion de créativité qu’il a eue vers la fin de sa vie», explique Patrice Deparpe, conservateur adjoint du musée créé par le peintre lui-même en 1952.Un film montre Matisse dans son atelier, découpant sans hésitation des papiers colorés à la gouache. Le peintre appelait cela «dessiner dans la couleur». Les ciseaux ont remplacé le pinceau, le geste procure à Matisse «l’équivalence linéaire graphique de la sensation de vol», lui dont la silhouette de l’oiseau revient si...
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