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Un dirigeant réformiste désigné vice-président de la Chine

AFP
14/03/2013

Un dirigeant à la réputation de réformiste, Li Yuanchao, a été désigné jeudi vice-président de la Chine par le Parlement réuni en session annuelle à Pékin.

 

M. Li, 62 ans, est membre du Bureau politique du Parti communiste chinois (PCC), l'organe dirigeant de la Chine, mais pas de son Comité permanent, le cénacle suprême du pouvoir.

En Chine, le vice-président a un rôle essentiellement symbolique qui comporte toutefois une fonction diplomatique non négligeable.

 

Pour ce poste, Li Yuanchao était, selon les analystes, en lice avec Liu Yunshan, un conservateur chargé depuis dix ans de la propagande et de l'idéologie. M. Liu est numéro 5 dans la hiérarchie communiste.

 

Li Yuanchao, censé être favorable à des réformes et davantage de transparence au sein de l'appareil communiste, a été désigné vice-président dans la foulée de l'élection à la tête de l'Etat de Xi Jinping.

 

Né en novembre 1950 dans la province du Jiangsu (est), il fait partie de cette génération de "jeunes instruits" (zhiqing) envoyés dans les campagnes par Mao Zedong au moment de la Révolution culturelle.

 

Ancien élève de l'Ecole centrale du Parti dont il est diplômé en droit, après s'être précédemment spécialisé en sciences à Shanghai et en gestion à l'Université de Pékin, il a également brièvement étudié à Harvard (Etats-Unis) en 2002, une formation qui n'apparaît toutefois pas sur sa biographie officielle.

 

Il a suivi une carrière classique d'apparatchik communiste, favorisée par son statut de "prince rouge", son père ayant été le vice-maire de Shanghai. Ses responsabilités l'ont conduit à diriger la province du Jiangsu et sa capitale, Nankin.

En 2007 il a rejoint le Bureau politique du Comité central du PCC, prenant aussi la tête du Département de l'organisation du Parti, un organe crucial pour les nominations et la gestion des carrières au gouvernement.

 

Li Yuanchao est trop âgé pour espérer succéder à Xi Jinping. Les experts estiment que ce poste de vice-président est donc pour lui un "lot de consolation", après qu'il a échoué en novembre à figurer parmi les sept plus hauts dirigeants du pays.

 

Son successeur, dans cinq ans, devrait lui au contraire être un vice-président solidement placé sur des rails pour prendre la tête du pays.

 

"On va vers ce modèle: un vice-président protocolaire de transition pour les cinq premières années du mandat de Xi, puis le deuxième sera plus un successeur", a expliqué à l'AFP le professeur Jean-Pierre Cabestan, spécialiste de la politique chinoise.

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