Hassan Jarrah, qui a été sérieusement blessé à la tête par les partisans du dignitaire sunnite et dont la caméra a été cassée, est toujours à l’hôpital où il reçoit les soins nécessaires.
À Saïda, les correspondants des médias écrits et audiovisuels se sont rassemblés samedi dans le cadre d’un mouvement de protestation, pour dénoncer ce type d’atteintes aux journalistes.
Exprimant son entière solidarité avec le corps médiatique, la députée de Saïda, Bahia Hariri, a stigmatisé l’attaque qui a visé le cameraman « alors qu’il accomplissait son devoir professionnel », soulignant qu’il s’agit là d’une atteinte majeure à « la liberté d’opinion et d’expression qui est une caractéristique primordiale au Liban ».
De son côté, le président du Conseil national de l’audiovisuel, Abdel Hadi Mahfouz, a estimé que la tension qui prévaut sur les plans confessionnel, communautaire, social, syndical et même médiatique « contribue à exacerber la violence comme moyen d’expression ».
À ce propos, il a lancé un appel aux différents mouvements communautaires et formations politiques les invitant à « épargner la presse », et demandant par la même occasion au parquet de prendre les mesures nécessaires à l’encontre des auteurs du crime.
Dans un communiqué publié au lendemain de l’agression, la municipalité de Saïda a dénoncé l’attaque contre Hassan Jarrah, ainsi que celle dont a également été victime le directeur du quotidien al-Hadaf, Raymond Kenaan, qui été hospitalisé à son tour.
« Toutes les parties sont appelées à protéger les journalistes et à leur épargner ces agressions continues », précise le communiqué qui rappelle le devoir de tous de « faciliter la tâche » des professionnels du métier, « surtout qu’ils n’appartiennent à aucun camp ».
À noter que le mouvement de la Jamaa islamiya a également stigmatisé ces attaques.


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