Le chef du bloc parlementaire de la Fidélité à la résistance, Mohammad Raad, a estimé jeudi que les déclarations du ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour devant ses pairs à la Ligue arabe s’inscrivaient dans le cadre de la politique de distanciation du gouvernement libanais à l’égard du conflit syrien.
M. Mansour avait demandé mercredi que la Syrie retrouve son siège à la Ligue arabe. Elle avait été suspendue de l'organisation en novembre 2011, en raison de la violente répression de la révolte syrienne. Ces déclarations avaient provoqué l'ire du 14 Mars (opposition libanaise) qui a accusé M. Mansour d'être à la solde du régime syrien.
"Les déclarations de M. Mansour expriment son attachement à la sécurité de toute la région et aux intérêts des peuples qui sont affectés par les développements en Syrie", a déclaré jeudi M. Raad, dont le parti est un soutien indéfectible au pouvoir de Bachar el-Assad. "Certaines condamnations des déclarations de M. Mansour entrent dans le cadre des attaques en règle de l’opposition contre le gouvernement", a-t-il ajouté dans un communiqué.
"Nous saluons les positions de M. Mansour et réitérons notre attachement à la politique de distanciation du gouvernement", a poursuivi M. Raad.
La position du ministre Mansour a été critiquée sur la scène politique libanaise mercredi, sur la base, justement, de la politique de distanciation. Le Premier ministre Nagib Mikati a d’abord rappelé dans un communiqué la teneur de cette politique et de la déclaration de Baabda. "Notre décision de se distancier de la crise syrienne est toujours maintenue", a-t-il affirmé à deux reprises, dans une allusion à peine voilée à la position du chef de la diplomatie.
S’alignant sur la déclaration du Premier ministre, les milieux de Baabda ont affirmé à L’Orient-Le Jour que le "président de la République appuie pleinement cette politique du gouvernement". Ils sont même allés plus loin en affirmant avec insistance que "la position du ministre Mansour n’est pas celle du gouvernement".
M. Mansour avait demandé mercredi que la Syrie retrouve son siège à la Ligue arabe. Elle avait été suspendue de l'organisation en novembre 2011, en raison de la violente répression de la révolte syrienne. Ces déclarations avaient provoqué l'ire du 14 Mars (opposition libanaise) qui a accusé M. Mansour d'être à la solde du régime syrien.
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