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Offensive majeure des troupes du régime syrien contre la ville de Homs

Les forces gouvernementales menaient lundi une offensive majeure pour s'emparer des quartiers sous contrôle des rebelles dans la ville de Homs dans le centre de la Syrie, selon une ONG.

"Il s'agit des combats les plus violents depuis des mois et il y a des dizaines de morts et de blessés parmi les assaillants", a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) sans pouvoir avancer de bilan précis.

L'armée, épaulée par les miliciens pro-régime des Forces de défense nationale, a attaqué le centre de Homs où sont retranchés les rebelles notamment la Vieille ville et les quartiers de Jourat al-Chayah, Khaldiyé et Karabis.

La ville est surnommée par les rebelles "capitale de la révolution" car c'est à Homs, qui comptait avant le conflit 800.000 habitants, que le soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad a été le plus intense avant que l'armée ne reprenne le contrôle d'environ 80% de l'agglomération.

Et c'est dans cette ville -qui compte notamment 25% d'alaouites, 65% de sunnites et environ 8% de chrétiens- que les haines entre alaouites, confession de M. Assad, et sunnites sont les plus fortes.

Plus au nord, dans la ville de Raqa sur l'Euphrate, près de la frontière turque, des combats avaient lieu entre rebelles et soldats, a précisé l'OSDH.

L'armée a lancé des raids aériens sur la prison centrale de Raqa, prise par le Front jihadiste al-Nosra et d'autres groupes rebelles qui avaient libéré "des centaines" de détenus, a ajouté l'ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins.

En temps normal 240.000 personnes habitent à Raqa mais plus de 800.000 déplacés sont venus s'y installer après l'éclatement le 15 mars 2011 du conflit en Syrie, où révolte populaire s'est militarisée face à la répression du régime.

Par ailleurs, les comités locaux de coordination (LCC), regroupant des militants antirégime, ont accusé à leur tour le voisin irakien et le Hezbollah libanais "d'aider directement les troupes du régime Assad" en "bombardant des positions de la rébellion" près des frontières irakienne et libanaise.

Le Hezbollah, un allié du régime, a nié fin février toute attaque contre les rebelles syriens.

Dimanche, l'opposition syrienne a accusé le gouvernement irakien "d'attaquer le peuple syrien". Bagdad a annoncé l'hospitalisation en Irak de quatre soldats syriens blessés et précisé qu'un soldat irakien avait été tué en Irak par des tirs liés aux combats en Syrie.

L'Irak se refuse à réclamer un départ de M. Assad se contentant d'appeler à la fin des violences.

Alors que les violences tuent des dizaines de personnes tous les jours en Syrie, le bilan de dimanche est particulièrement meurtrier avec 264 morts, dont 45 civils, 115 soldats et 104 rebelles, selon l'OSDH.
Les forces gouvernementales menaient lundi une offensive majeure pour s'emparer des quartiers sous contrôle des rebelles dans la ville de Homs dans le centre de la Syrie, selon une ONG."Il s'agit des combats les plus violents depuis des mois et il y a des dizaines de morts et de blessés parmi les assaillants", a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) sans pouvoir avancer de bilan précis.L'armée, épaulée par les miliciens pro-régime des Forces de défense nationale, a attaqué le centre de Homs où sont retranchés les rebelles notamment la Vieille ville et les quartiers de Jourat al-Chayah, Khaldiyé et Karabis.La ville est surnommée par les rebelles "capitale de la révolution" car c'est à Homs, qui comptait avant le conflit 800.000 habitants, que le soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad a été...