L'ex-gouverneur militaire de Tripoli après la chute de Kadhafi, qui accuse Londres de complicité dans sa capture et sa remise aux autorités libyennes, a proposé de renoncer à ses poursuites judiciaires en échange d'une somme symbolique et d'excuses du gouvernement, ont révélé dimanche ses partisans.
Abdelhakim Belhadj et son épouse avaient été arrêtés et détenus par des officiers du renseignement américain en 2004 à l'aéroport de Bangkok, alors qu'il dirigeait un groupe islamiste d'opposition.
Le couple avait ensuite été transféré vers Tripoli, où Belhadj a été torturé et incarcéré pendant six ans. Des documents d'archives retrouvés après la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, laissent penser qu'il a été capturé grâce à un renseignement britannique.
Belhadj avait engagé des poursuites contre le gouvernement britannique, l'ancien secrétaire au Foreign Office Jack Straw et l'ancien responsable de l'antiterrorisme au sein du MI6 (renseignement extérieur) britannique, Mark Allen.
L'association de défense des droits de l'homme Reprieve qui le soutient, a révélé dimanche qu'il avait écrit une lettre aux intéressés pour leur proposer d'abandonner ces poursuites en échange du paiement d'une livre symbolique chacun, d'excuses et d'une reconnaissance de culpabilité.
Dans cette lettre adressée au Premier ministre David Cameron ainsi qu'à Jack Straw et Mark Allen, Belhadj dit "faire une proposition ouverte pour régler notre différend".
"Mon épouse et moi-même sommes prêts à mettre fin à notre action contre le gouvernement britannique et MM. Straw et Allen, en échange d'une compensation symbolique d'une livre sterling chacun, d'excuses et d'une reconnaissance de responsabilité pour ce qui nous a été fait", selon ce courrier cité par l'association.
Il dément au passage les allégations de certains médias suggérant qu'il engageait des poursuites pour "s'enrichir".
"Je voudrais faire taire cette idée fausse", ajoute-t-il. "Il est tout à fait vrai que ma femme et moi avons profondément souffert pendant notre enlèvement et en Libye (...) Mais nous sommes venus devant un tribunal britannique parce que nous pensons que vos tribunaux peuvent rendre la justice".
Abdelhakim Belhadj et son épouse avaient été arrêtés et détenus par des officiers du renseignement américain en 2004 à l'aéroport de Bangkok, alors qu'il dirigeait un groupe islamiste d'opposition.
Le couple avait ensuite été transféré vers Tripoli, où Belhadj a été torturé et incarcéré pendant six ans. Des documents d'archives retrouvés après la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, laissent penser qu'il a été capturé grâce à un renseignement britannique.
Belhadj avait engagé des poursuites contre...

