Le président du Parlement, Nabih Berry, a sévèrement critiqué la situation sécuritaire au Liban, la qualifiant d’"intolérable". Dans des déclarations publiées mercredi par le journal as-Safir, M. Berry s’est insurgé contre les forces de sécurité, affirmant que si ses membres étaient incapables de protéger les Libanais, "pourquoi sont-ils donc payés" ? "Que chaque citoyen assure alors sa propre protection", a-t-il ajouté, dénonçant la multiplication des cas de kidnapping ces dernier mois.
"Les forces sécuritaires et militaires sont appelées à frapper d’une main de fer pour mettre fin au chaos sécuritaire", a ajouté M. Berry. "Elles doivent poursuivre tous les malfaiteurs, qu’ils se trouvent dans la banlieue-sud de Beyrouth, dans la Békaa, à Tripoli, à Saïda, ou dans toute autre région" libanaise, a-t-il encore dit.
Le président du Parlement a, par ailleurs, mis en garde contre les conséquences de l’insécurité régnante sur l’économie du pays, affirmant que de nombreux investisseurs lui ont assuré leur intention de quitter le Liban et d’annuler leurs projets d’investissement.
M. Berry a enfin souligné la nécessité de lever toute couverture politique sur les armes "qui sèment le désordre" et de "laisser les forces de sécurité accomplir leur travail, avant qu’il ne soit trop tard". Il a également mis en garde contre les risques de provocation confessionnelle et l’atteinte à l’intégrité de l’armée et de la justice, dans une allusion à peine voilée aux récentes déclarations de cheikh Ahmad el-Assir.
Ce dernier avait critiqué avec virulence la justice, mardi, qualifiant d’"insulte" la décision du commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, d’ouvrir une enquête sur les armes de ses partisans.
Au cours d’une conférence de presse tenue dans la mosquée Bilal ben Rabah, à Saïda, le cheikh salafiste avait annoncé son intention de lancer "une série de mouvements de protestation" à travers "tout le Liban", à partir de vendredi prochain.
Vendredi dernier, des partisans armés d'Ahmad el-Assir se sont brièvement déployés autour de cette mosquée dont il est l’imam. Il avait justifié cette mobilisation par la présence de "jeunes appartenant aux brigades de la Résistance, accompagnés de membres du "parti de l'Iran" (allusion au Hezbollah), qui patrouillaient en armes aux alentours de la mosquée".
"Les forces sécuritaires et militaires sont appelées à frapper d’une main de fer pour mettre fin au chaos sécuritaire", a ajouté M. Berry. "Elles doivent poursuivre tous les malfaiteurs, qu’ils se trouvent dans la banlieue-sud de Beyrouth, dans la Békaa, à Tripoli, à Saïda, ou dans toute autre région" libanaise,...


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