Jason Lamy-Chappuis, vainqueur de l’épreuve individuelle petit tremplin de combiné nordique des Mondiaux 2013 hier à Tesero, a offert une onzième médaille à la France dans l’histoire des championnats du monde de ski nordique. Il s’agit du deuxième titre mondial de sa carrière pour Lamy-Chappuis, et de la première médaille française lors de ces Mondiaux. Andreas Solaro/AFP
« C’est sans doute la victoire la plus inattendue de ma carrière », a déclaré Lamy-Chappuis, qui a offert à la France sa première médaille des championnats du monde 2013 de ski nordique, le troisième titre français dans un tel championnat après son sacre en 2011 à Oslo et celui de Vincent Vittoz en ski de fond (2005).
Pourtant, après le saut à skis, le champion olympique 2010 faisait grise mine : « Je me disais vu les “clients” qui étaient devant moi que ce serait déjà beau d’accrocher une médaille, mais de là à viser le titre... », admet-il.
Lamy-Chappuis, 26 ans, avait en effet terminé à la 11e place du concours de saut, ce qui lui donnait un retard de plus d’une minute sur le vainqueur, le Norvégien Haavard Klemetsen.
Plus grave, il accusait entre 30 et 50 secondes de retard sur les fameux « clients », comme l’Allemand Eric Frenzel, champion du monde en titre et n° 1 mondial, et le Norvégien Magnus Moan, meilleur fondeur du circuit.
Mais « Jez », après avoir accusé le coup, « avait retrouvé les crocs » juste avant le départ du 10 km de ski de fond, selon son entraîneur Étienne Gouy.
Et il l’a montré en réduisant son retard sur la tête de la course de moitié en moins de 5 km, débordant au passage Moan, incapable de le suivre, puis en passant en tête au début du quatrième et dernier tour.
Mais son chef d’œuvre, Lamy-Chappuis l’a réalisé au cours du dernier kilomètre avec une diabolique relance dans le dernier virage en descente avant le stade d’arrivée, alors que l’Allemand Frenzel croyait avoir fait la différence.
Grâce au fartage réalisé par les techniciens tricolores, Lamy-Chappuis prenait cinq mètres d’avance qui faisaient la différence malgré le retour de l’Autrichien Mario Stecher, 2e, et l’Allemand Björn Kircheisen.
(Source : AFP)

