Mgr Marwan Tabet et l’ambassadeur de France, Patrice Paoli.
C’est « pour le caractère exceptionnel de son engagement et de son action dans le sens du bien public, pour l’exemplarité et le rayonnement personnel, professionnel et spirituel qui sont les siens, pour son soutien aux valeurs et principes véhiculés par la langue et la culture françaises et pour son précieux appui à l’action menée par la France au Liban », que le gouvernement français a cité Mgr Tabet dans l’ordre des Palmes académiques, a déclaré M. Paoli, dans l’allocution qui a précédé la remise de l’insigne.
La coopération entre le secrétariat général des écoles catholiques et l’Institut français du Liban « n’aurait pas été envisageable sans la vision moderne de la politique linguistique » de Mgr Tabet, a dit le diplomate, qui a précisé que cette coopération a été formalisée par la signature d’une convention de coopération linguistique et éducative le 12 septembre 2011.
En vertu de cette convention, « les 365 établissements, les 13 000 professeurs et les 180 000 élèves de ce réseau bénéficient ainsi aujourd’hui d’un plan ambitieux et cohérent de renforcement de la qualité de l’enseignement du français et en français dans le contexte scolaire plurilingue libanais », a-t-il précisé.
Dans son allocution de remerciements, Mgr Tabet a remercié l’ambassadeur de France et rendu un vibrant hommage au consul général de France, Sylvain Riquier, et à toute l’équipe de l’Institut français.
Il a fait sourire l’assemblée en rappelant que si, après son élection au secrétariat général des écoles catholiques, des craintes de « dérives » vers l’anglophonie ont été évoquées, compte tenu de sa formation et de sa carrière anglophones, il avait fait « le pari de rapprocher encore plus les écoles catholiques de l’Institut français et de la France, dans la conviction que la francophonie ne peut en aucun cas être dissociée d’une ouverture sur les autres langues ».
Le multiculturalisme est un atout d’envergure qui peut et doit être exploité davantage encore par tous les Libanais afin d’en faire une force indéfectible, a ajouté en substance l’évêque, pour qui « il n’y a de culture que dans l’universel et non dans l’uniformité ».
« Au-delà de ce qui est mentionné sur nos passeports, nous sommes des citoyens du monde. Ayons le courage de l’avenir », a-t-il conclu.


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