Des militants exprimant leur insatisfaction du cours des négociations au dernier sommet de Doha. Karim Jaafar/AFP
Certes, le sommet de Doha a tenu de maigres promesses. Mais le rapport insiste sur le fait que ces résultats sont largement insuffisants : la prorogation du protocole de Kyoto qui ne couvre plus que 15 % à peu près des émissions mondiales (la plupart des grands pays pollueurs s’en étant retirés), la fermeture d’autres processus de négociations... Le texte rappelle que ce sommet a bénéficié d’une participation minimale, notamment de la part des ONG et des médias. L’auteur fait état d’un « ennui » qui découle de ces rounds de négociations qui se ressemblent tous et ne résolvent jamais rien de fondamental.
Dans l’introduction de son rapport, Habib Maalouf évoque un fait qui se serait déroulé juste à la suite de la clôture du sommet : des parlementaires d’une dizaine de pays, excédés par le sur-place des négociations –
menées, rappelons-le, par des délégations ministérielles –, auraient décidé de lancer une action pour un rassemblement parlementaire mondial censé faire avancer ces difficiles pourparlers. L’écologiste fait également écho du mécontentement exprimé par certains membres de délégations à l’encontre de la prestation de leurs propres pays.
Des indicateurs essentiels
Selon M. Maalouf, il ne suffira plus, désormais, de suivre le cours des négociations mondiales organisées chaque année par l’ONU. Il énumère une liste d’indicateurs assez significatifs pour montrer la tendance dans la lutte contre le changement climatique. Le premier de ces indicateurs, selon lui, est le degré de succès des efforts qu’une grande nation comme l’Allemagne fera pour éradiquer l’énergie atomique en faveur des énergies renouvelables, d’ici à 2022. Le second est la propension des grands États, notamment les États-Unis, à augmenter leurs ressources et diversifier leurs méthodes d’extraction de pétrole, même si elles sont très polluantes. Le troisième est le sort qui sera réservé aux plaintes déposées par l’Union européenne et les États-Unis contre la Chine auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), pour « concurrence déloyale » dans la production et commercialisation des énergies renouvelables. Il faudra, selon l’auteur, « observer la possibilité de changer ces règles afin que les technologies propres soient mises hors de la compétition mondiale et accessibles à tous ». Le quatrième indicateur est celui de la possibilité de remettre en question le modèle économique dominant fondé sur la compétition et le remplacer par une philosophie de coopération entre les pays et de préservation des ressources. Le dernier indicateur est l’observation du processus de négociations autour du protocole contraignant qui devrait prendre la place de Kyoto, d’ici à 2015.
Une participation « minimale » des médias
Au cours d’une conférence donnée récemment au ministère de l’Environnement pour évaluer le résultat de Doha, M. Maalouf a relevé la contradiction, dans la position du Liban, entre l’engagement d’atteindre, d’ici à 2020, le taux de 12 % de production d’énergie à partir de sources renouvelables, et son intention d’entamer le forage de pétrole offshore.
Dans ce même débat, Vahakn Kabakian, directeur de la délégation libanaise aux négociations sur le climat, a résumé l’état de l’avancée des pourparlers sur le futur protocole qui devrait voir le jour d’ici à 2015, estimant que l’importance du sommet de Doha a, entre autres, résidé dans la mise en place d’un calendrier pour les négociations autour de ce futur deal en 2013.
Enfin, Bassam Kantar, journaliste, a expliqué les raisons du peu d’engouement des médias et des journalistes pour ce genre de négociations climatiques, vu leur caractère « répétitif et ennuyeux ». En ce sens, selon lui, le sommet de Doha a battu un record. Il n’a pas dénombré plus d’une vingtaine de journalistes arabes réellement engagés dans le suivi de ces négociations compliquées.
S.B.


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Ils peuvent tous être tranquilles...ils vont pouvoir encore voyager pendant des années,de sommets en colloques,de réception en motivations...dans les meilleurs hôtels ,bien sûr,et en jet...du foutage de gueule carctérisé...
06 h 12, le 13 février 2013