Valbuena, Adil Rami, Ribery, Cabaye et Gonalons à l’entraînement sur leur lieu de préparation à Clairefontaine-en-Yvelines. Franck Fife/AFP
Les Bleus ont pourtant plein d’excellentes raisons de vouloir briller devant un public qu’ils ont quitté mi-octobre sur une défaite contre le Japon.
D’abord, pour confirmer la jolie dynamique née à Madrid le 16 octobre 2012 quand, après une formidable deuxième période, Giroud a offert aux Bleus un nul mérité sur la pelouse de la grande Espagne (1-1).
Un mois plus tard à Parme, c’est l’Italie qui faisait les frais de l’enthousiasme de cette équipe de France que Deschamps a su relancer après un Euro 2012 mitigé.
L’Allemagne, deuxième au classement FIFA et demi-finaliste du dernier Mondial ainsi que du dernier Euro, est un rival historique, même si deux joueurs seulement (Landreau et Evra) étaient nés en 1982, quand Schumacher a traumatisé une génération de supporteurs en percutant Battiston à Séville. Ensuite, le pedigree de l’adversaire devrait suffire à donner aux Français un petit supplément de motivation.
Benzema attendu
Paradoxalement, la Mannschaft réussit d’ailleurs plutôt bien à l’équipe de France, qui n’a plus été battue depuis 1987 et reste sur une série de cinq victoires et un nul.
Mais la meilleure raison de prendre le match de ce soir très au sérieux, c’est qu’il est le dernier sur la route de ceux contre la Géorgie (22 mars) et l’Espagne (26 mars), cruciaux pour la qualification pour le Mondial 2014.
« Le mois de mars » : l’expression est revenue comme un gimmick lors des deux conférences de presse de Deschamps, et il en sera forcément encore question après l’Allemagne, quel que soit le résultat.
D’ici là, et dans un match que « Kaiser Franck » Ribéry abordera avec une envie particulière, Deschamps va enregistrer le retour de Benzema, absent en Italie.
Avec cinq buts seulement en Liga, le Madrilène ne traverse pas la période la plus faste de sa carrière et, en Bleu, il n’a plus marqué depuis le mois de juin dernier et un match de préparation à l’Euro contre l’Estonie.
L’ancien Lyonnais reste bien sûr incontournable, mais derrière lui, Giroud, qui avait trouvé l’ouverture contre l’Allemagne à Brême en février 2012 (victoire 2-1), est devenu une option sérieuse.
On guettera aussi les débuts d’Alessandrini, spectaculaire et décisif avec Rennes, ainsi que la prestation de Sakho, remarquable ces derniers temps avec le Paris SG et qui a renoué le fil de son histoire avec les Bleus depuis l’arrivée de Deschamps.
En face, l’Allemagne arrive affaiblie au Stade de France avec une conséquente liste d’absents (Schweinsteiger, Reus, Götze, Schmelzer, Klose...). Mais pour Joachim Löw aussi, ce match est important. Sa cote a baissé depuis le dernier Euro et l’élimination par l’Italie en demi-finale, et il doit encore digérer l’invraisemblable remontée de la Suède de 4-0 à 4-4 en octobre.
(Source : AFP)

