Nadal lors d’une séance d’entraînement hier à Vina del Mar, avant de fouler les courts pour la première fois depuis le 28 juin 2012, un retour sur les circuits tant attendu par tous les inconditionnels de la petite balle jaune. Eliseo Fernandez/Reuters
Avant de jouer son premier simple demain, l’Espagnol fera sa rentrée aux côtés de son grand ami argentin Juan Monaco lors d’un des doubles les plus scrutés de l’histoire face aux Tchèques Frantisek Cermak et Lukas Dlouhy.
Chaque déplacement, chaque frappe et chaque « vamos » de l’ancien n° 1 mondial, qui sort de la plus longue pause de sa carrière, seront analysés à la loupe : sept mois à se pencher sur ce genou gauche amoché (syndrome de Hoffa, une inflammation de la boule graisseuse derrière le tendon rotulien) depuis son élimination au deuxième tour de Wimbledon le 28 juin 2012.
Redescendu au cinquième rang mondial après avoir raté les JO, l’US Open et l’Open d’Australie, Nadal a choisi la terre battue pour faire son retour. Un choix autant dicté par son amour inconditionnel de la surface que par le fait qu’elle soit la moins traumatisante pour ses articulations.
Le septuple vainqueur de Roland-Garros, qui n’était plus venu jouer en Amérique du Sud depuis 2005, passera ensuite par São Paulo et Acapulco pour continuer à recoller les morceaux de sa carrière.
« On attend son retour avec impatience, le jeu sera plus fort avec lui », assure également Roger Federer, sincèrement ravi, malgré les défaites passées, de voir son vieux rival et complice lancer sa deuxième carrière.
Alors que Novak Djokovic et Andy Murray, finalistes des deux derniers tournois du grand chelem, semblent avoir pris le pouvoir, Federer compte sur Nadal pour raviver la compétition, notamment sur terre battue où le Majorquin affiche un ratio exceptionnel de 227 victoires en 236 matches depuis 2005.
« À mon avis il sera toujours aussi difficile à battre », tranche le Suisse.
Nadal préfère rester prudent. « J’ai besoin d’accumuler les matches, il me faut être patient, je dois y aller doucement, avec humilité », dit le Majorquin qui se donne au moins jusqu’à la mi-avril et le tournoi de Monte-Carlo pour redevenir pleinement compétitif.
Le grand huit à Roland-Garros ?
Avec en ligne de mire Roland-Garros où il briguera un huitième titre à partir du 26 mai. À 26 ans, il balaye en tout cas toute idée de déclin. S’il prévient que « pour l’instant les résultats sont la chose la moins importante », il est évident qu’il ne va pas se satisfaire de jouer les seconds rôles sur le circuit. « Mes objectifs dans l’immédiat ne seront pas les mêmes dans deux mois. Ce n’est pas à l’ordre du jour, mais bien sûr j’aimerais redevenir n° 1 mondial », assure-t-il, toujours un peu anxieux quant à l’état de son genou mais aussi convaincu qu’il saura surmonter la plus longue interruption de sa carrière. « Cette blessure est celle qui m’a mis le plus longtemps sur la touche, mais j’en ai déjà eu des plus sérieuses dans le passé. Et elles m’ont seulement rendu plus fort », prévient-il.
(Source : AFP)


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