"Nous couperons la main de quiconque agresse l'armée et nous poursuivons les attaquants où qu'ils se trouvent et quel que soit le parti auxquels ils appartiennent", a dit le général Jean Kahwaji au quotidien As-Safir.
Dimanche, il avait affirmé aux soldats que l'attaque contre une patrouille de l'armée dans la région d'Arsal, dans l'est du pays près de la frontière syrienne "était préméditée et que (les deux victimes) avaient été tuées de façon barbare. Les méthodes utilisées vont à l'encontre de nos religions chrétienne et musulmane".
Vendredi, deux militaires libanais, dont un capitaine, avaient été tués dans un accrochage avec des hommes armés. Selon des responsables des services libanais de sécurité, les agresseurs étaient des islamistes radicaux.
Un élu local a précisé à l'AFP que Pierre Bashalani et Ibrahim Zahrman avaient été assassinés avec des haches et leurs corps mutilés, ajoutant qu'ils avaient été vraisemblablement torturés avant leur mise à mort.
L'armée a depuis lancé une traque pour retrouver les coupables.
Le général Kahwaji avait félicité dimanche l'armée pour "faire barrage aux plans visant à impliquer le pays dans la chaos régional".
Le Liban subit le contre-coup de la guerre qui ravage son voisin et qui a causé la mort de 60.000 personnes depuis mars 2011, selon l'Onu.
Le nord et l'est du pays ont été le théâtre de bombardements et d'accrochages alors que le régime syrien a demandé aux responsables libanais de mieux contrôler la frontière afin d'empêcher la contrebande d'armes et le passage de combattants.
Selon As-Safir, l'embuscade de vendredi est "un indicateur du risque posé par "les cellules (islamistes) qui se sont formées avec la crise syrienne".
Le pays du Cèdre est profondément divisé sur le conflit syrien qui a éclaté en 2011. Les chiites du Hezbollah et leurs alliés chrétiens soutiennent le régime de Bachar al-Assad, alors que les sunnites qui sont à la tête du Courant du Futur appuient les rebelles.

