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Sport

Équipe de France : l’ascension fulgurante de Romain Alessandrini

Romain Alessandrini, l’attaquant du Stade Rennais, est passé en six mois et à 23 ans de la Ligue 2 à l’équipe de France, une ascension fulgurante qu’il doit à ses qualités de gaucher explosif et à un mental d’acier.
« Cela me choque un peu car je ne pensais par arriver à un tel niveau. Dans un coin de ma tête, j’y pensais, mais y être c’est vraiment autre chose. J’ai quand même beaucoup de chance par rapport à des joueurs que j’ai côtoyés et qui n’ont pas réussi », déclarait-il... mi-novembre, moins de trois mois avant de connaître jeudi sa première convocation chez les Bleus, à l’occasion de l’amical contre l’Allemagne, mercredi prochain au Stade de France.
Que doit-il penser désormais ! Jusqu’à cette saison où, à coup de buts magnifiques (12 toutes compétitions confondues) et de passes décisives (5), il a explosé à Rennes après y être pourtant arrivé pour « avoir du temps de jeu », le parcours de ce petit gabarit (1,73 m, 70 kg) a effectivement été chaotique.
Il quitte à l’âge de 15 ans le centre de formation de Marseille, son club et sa ville, confronté à un entraîneur qui le faisait jouer « arrière gauche », et songe alors à « arrêter le foot » pendant quelques mois. Vu son match contre l’OM (2-2) samedi dernier (un but et une passe décisive), les responsables phocéens doivent quelque peu regretter son départ...
Alessandrini finit sa formation à Gueugnon, avec qui il effectuera deux saisons (2008-2010) en National, avant de filer à Clermont où il dynamite les défenses de Ligue 2 et ses statistiques pendant deux ans (24 buts et 11 passes décisives).
Sollicité par « Saint-Étienne, Nice et Sochaux » à l’été 2011, il attendra un an de plus avant de découvrir la L1.

« Instinct »
Ce parcours atypique, tel celui de Valbuena ou Ribéry, dont il regardait, en National, les statistiques quand ils évoluaient à ce même niveau, « pour se donner un ordre d’idée », fait en partie sa force.
À l’inverse de « certains joueurs qui sortent d’un centre de formation et qui sont parfois tristes à mourir, parce que peut-être on leur en a trop demandé entre 14 et 16 ans », Alessandrini a « une fraîcheur mentale “qui fait” un bien fou » au Stade Rennais, expliquait à l’automne son entraîneur Frédéric Antonetti.
« Il a un mental exceptionnel. De la détermination, du caractère, il en a à revendre. Au-delà de son profil technique, qui est très intéressant, c’est l’engagement qu’il y met (qui impressionne) », a renchéri jeudi en conférence de presse Antonetti, soulignant « sa qualité de centre, sa spontanéité, sa vitesse d’exécution, sa précision » dans les 20 derniers mètres.
« Je ne me pose pas de questions dans les 30 derniers mètres, j’y vais à l’instinct », expliquait le gaucher, se définissant comme un « hyperactif au sang chaud “qui fait” tout à 200 % ». « Je me suis calmé », précisait-il.
Alessandrini, joueur souriant et accessible, affirmait également ne pas regarder plus loin pour le moment. « J’ai envie de prouver encore plus car je vais être plus attendu. C’est dans la continuité qu’on voit les bons joueurs. Après, viendra ce qui viendra...» L’équipe de France, donc.
Romain Alessandrini, l’attaquant du Stade Rennais, est passé en six mois et à 23 ans de la Ligue 2 à l’équipe de France, une ascension fulgurante qu’il doit à ses qualités de gaucher explosif et à un mental d’acier.« Cela me choque un peu car je ne pensais par arriver à un tel niveau. Dans un coin de ma tête, j’y pensais, mais y être c’est vraiment autre chose. J’ai quand même beaucoup de chance par rapport à des joueurs que j’ai côtoyés et qui n’ont pas réussi », déclarait-il... mi-novembre, moins de trois mois avant de connaître jeudi sa première convocation chez les Bleus, à l’occasion de l’amical contre l’Allemagne, mercredi prochain au Stade de France.Que doit-il penser désormais ! Jusqu’à cette saison où, à coup de buts magnifiques (12 toutes compétitions confondues) et de...
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