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L’acte de foi renouvelé de l’UE dans la presse libre

Mme Eichhorst, aux côtés du ministre Daouk, prononçant son allocution lundi.

C’est un acte de foi dans la presse libre comme condition sine qua non de la pleine citoyenneté que l’ambassadrice de la Délégation de l’Union européenne au Liban, Angelina Eichhorst, a renouvelé lundi soir dans le cadre d’une réception organisée à Yarzé en l’honneur de la presse, en présence notamment du ministre de l’Information et d’un grand nombre de journalistes libanais et de diplomates européens.
Dans son allocution, Mme Eichhorst a rendu hommage aux reporters qui se trouvent sur le terrain en Syrie, ainsi qu’ « au peuple de Syrie, où la guerre continue de faire rage ». « Dans ce contexte, le Liban demeure un espace particulièrement spécial, compte tenu de son espace très précieux de liberté. Le Liban est un modèle unique de diversité et de pluralité (...). En effet, avec un corps de presse national des plus importants de la région, plus de 150 correspondants non libanais et 75 médias étrangers, le Liban possède un atout fondamental qui est celui d’une presse des plus variées et des plus libres du Moyen-Orient », a-t-elle indiqué.
« ... Malheureusement, ni au Liban ni nulle part ailleurs la liberté de la presse n’est un combat vraiment gagné... loin de là. Jacques Prévert avait raison de dire “Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.” C’est pourquoi, aujourd’hui encore, il est particulièrement important de se tenir aux côtés de ceux qui luttent pour la liberté d’expression, de ceux qui consacrent leur vie à informer les autres, souvent en payant un lourd tribut, parfois au prix de leur vie. Reporters sans frontières a qualifié 2012 comme l’année la plus meurtrière pour les journalistes depuis 1995. Jamais le bilan n’a été aussi macabre : le nombre de journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions est de 88, en hausse de 33 % par rapport à 2011. Et 2013 n’a pas bien commencé : en un mois, 6 journalistes ont déjà perdu la vie, dont la moitié en Syrie, la dernière victime étant le journaliste Yves Debay. Le Moyen-Orient est en effet l’une des zones les plus dangereuses. Selon le centre SKeyes, un journaliste meurt en Syrie tous les cinq jours. Malheureusement, le Liban a aussi perdu un journaliste avec la mort de Ali Chaabane, de la chaîne libanaise al-
Jadeed. Un certain nombre de journalistes ont été enlevés, dont James Foley et Austin Tice – et ce soir, nous appuyons les appels lancés pour leur libération et pour celle de tous les autres journalistes enlevés, disparus ou détenus », a notamment ajouté Mme Eichhorst.
C’est un acte de foi dans la presse libre comme condition sine qua non de la pleine citoyenneté que l’ambassadrice de la Délégation de l’Union européenne au Liban, Angelina Eichhorst, a renouvelé lundi soir dans le cadre d’une réception organisée à Yarzé en l’honneur de la presse, en présence notamment du ministre de l’Information et d’un grand nombre de journalistes libanais et de diplomates européens. Dans son allocution, Mme Eichhorst a rendu hommage aux reporters qui se trouvent sur le terrain en Syrie, ainsi qu’ « au peuple de Syrie, où la guerre continue de faire rage ». « Dans ce contexte, le Liban demeure un espace particulièrement spécial, compte tenu de son espace très précieux de liberté. Le Liban est un modèle unique de diversité et de pluralité (...). En effet, avec un corps de...