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La dernière séance

Hommage à Josette Calame Haddad
Karim DAHER | OLJ
26/01/2013
Josette Calame Haddad : comédienne de formation, mère passion par conviction n’est plus... Elle tira sa révérence au dernier tomber de rideau.
C’est sur les planches mythiques du théâtre Saint-Georges à Paris qu’elle entama sa « courte » carrière artistique sous le nom de Josette Arno, et c’est sur celles d’un lit anonyme et froid de l’hôpital Saint-Charles dans la banlieue de Beyrouth qu’elle la termina en donnant une dernière réplique à ses médecins, infirmiers et proches parents... jouant le rôle impossible d’une malade paisible et enjouée, tenace et obstinée, refusant d’admettre ou de reconnaitre la supériorité de la douleur et l’angoisse du dernier départ...
Pour tous ceux qui l’ont connue et admirée pendant les années d’or du cinéma français, jouant aux côtes d’illustres artistes comme le grand Gabin ou Jean Marais ; ou pour d’autres qui l’ont longuement applaudie sur les planches du Casino du Liban à l’occasion de sa dernière pièce à succès Patate qui la fit échoir à jamais dans les bras de celui dont elle portera le nom et qu’elle aimera jusqu’au dernier souffle ; ou enfin pour ceux qui l’ont chérie et reconnue lors de sa reconversion réussie en mère de famille exemplaire et dévouée qui donne sans calcul et se sacrifie sans nulle retenue... transmettant avant d’inculquer, à ses enfants et petits-enfants, savoir et goût de l’art..., tout ceci n’a rien d’étonnant. En effet, la comédie courage et le don de soi, elle les avait en elle, innés et bien ancrés. Elle les a d’ailleurs expertisés très tôt, lorsque, enfant, pendant la dSeconde Guerre mondiale, elle trompa quotidiennement la vigilance des nazis installés dans leur demeure de Besançon transformée en QG pour aller ravitailler son père, terré dans les sous-sols, en vivres et maigres espoirs. Elle ne manquera plus par la suite de le prouver et de le confirmer à chaque étape cruciale et en toute occasion. J’en ai été moi-même témoin pendant un certain laps de temps..., le dernier.
Aujourd’hui, elle part comme elle est venue, sur la pointe des pieds et tout en douceur, retrouver le millier d’étoiles qui luisent et scintillent dans le ciel noir pour mieux nous parler.
Sacrée téta !
Un admirateur qui ne vous est pas inconnu et qui vous
devait bien ce dernier hommage

Karim DAHER

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