Sit-in des partisans de Georges Ibrahim Abdallah devant le centre culturel français à Saïda. Photo Facebook
Des accrochages ont eu lieu jeudi entre des membres des forces de l’ordre et des partisans de l’ancien activiste libanais Georges Ibrahim Abdallah à Saïda, au Liban-Sud. L’incident a eu lieu devant le centre culturel français de la ville, lorsque des manifestants ont voulu écrire des slogans hostiles à la France sur un mur adjacent au centre.
Le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré depuis 28 ans en France pour complicité d'assassinat de deux diplomates en 1982, a par ailleurs appelé les autorités libanaises à "chasser" l’ambassadeur de France à Beyrouth, Patrice Paoli.
La décision sur la libération conditionnelle de l'ancien activiste libanais, ajournée au 28 janvier, pourrait être de nouveau reportée en raison d'un appel du parquet, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Lundi, le tribunal d'application des peines (TAP) de Paris compétent en matière de terrorisme avait décidé de reporter sa décision finale sur la demande de libération de cet ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL).
Il avait ajourné son jugement au lundi 28 janvier dans l'attente de la signature hypothétique d'un arrêté d'expulsion du territoire français de Georges Ibrahim Abdallah, détenu à Lannemezan (Hautes-Pyrénées). Cet arrêté du ministère de l'Intérieur est indispensable pour autoriser la sortie de prison du Libanais à laquelle le TAP s'était dit favorable en novembre.
C'est cet ajournement que conteste le parquet. Son appel étant suspensif, s'il n'est pas examiné avant le 28 janvier, le TAP ne pourra, une fois de plus, trancher à cette date.
La chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Paris a deux mois pour examiner l'appel.
Pour expliquer sa démarche, le ministère public indique dans un communiqué qu'à ses yeux, les juridictions d'application des peines auraient dû "déclarer la demande de libération conditionnelle de M. Abdallah irrecevable, compte tenu de l'absence d'arrêté d'expulsion, préalable indispensable à l'examen de cette demande".
Mardi, les partisans d'Abdallah ont lancé une "campagne nationale" pour sa libération et ont appelé le gouvernement libanais à former un comité ministériel chargé de suivre le dossier de l'ancien activiste libanais.
Des proches et amis du détenu ont manifesté lundi dernier devant la représentation française à Beyrouth et inscrit sur son mur : "France = pute américaine" en français et en arabe, reprenant les termes de l'avocat Jacques Vergès, qui avait dénoncé la "mainmise des Etats-Unis" derrière le maintien en détention de son client.
Le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré depuis 28 ans en France pour complicité d'assassinat de deux diplomates en 1982, a par ailleurs appelé les autorités libanaises à "chasser" l’ambassadeur de France à Beyrouth, Patrice Paoli.
La décision sur la libération conditionnelle de l'ancien activiste libanais, ajournée au 28 janvier, pourrait être de nouveau reportée en raison d'un appel du parquet, a-t-on appris mercredi de source...

