Des activistes de la campagne "Ma nationalité, un droit pour moi et ma famille" ont effectué un sit-in jeudi matin près du palais présidentiel de Baabda (nord de Beyrouth). Les manifestants, une vingtaine de personnes, ont appelé le Premier ministre Nagib Mikati à "mettre fin à la discrimination" et à accélérer l’amendement de la loi sur la nationalité libanaise. Le sit-in coïncidait avec la tenue d’une réunion ministérielle au palais de Baabda sous la présidence de Michel Sleiman.
La loi libanaise autorise l’homme à transmettre sa nationalité à son épouse et ses enfants, alors qu’elle refuse ce droit à la femme. L’amendement de cette loi a souvent suscité des craintes liées à l’implantation des réfugiés palestiniens qui, selon certains, pourraient en profiter pour obtenir la nationalité par le mariage, craintes infondées selon les ONG.
Le 22 mars 2012, le gouvernement a décidé de former une commission ministérielle pour examiner cette loi en profondeur. Le journal as-Safir a indiqué dans son édition de jeudi que M. Mikati envisage de rejeter les recommandations de la commission au cours de la réunion d’aujourd’hui. Dans un entretien à la Voix du Liban (100.5 FM), le ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour a promis de "résoudre" cette affaire en Conseil des ministres jeudi. "Le projet de loi sera étudié en profondeur, l’avis de tous les ministres doit être pris en considération", a-t-il dit.
Pour mémoire
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