Le défenseur milanais, Kevin Prince Boateng, avait tout simplement quitté le terrain lors d’un match amical contre Pro Patria en réponse aux injures raciales des supporteurs.Fabio Muzzi/AFP
« Ce qu’il avait fait était bien pour attirer l’attention. Mais je persiste à penser que ce n’est pas la bonne solution. Parce que nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes, que ce soit dans la vie privée ou professionnelle, en fuyant éternellement », a affirmé M. Blatter dans une interview à Sky Sports.
« C’était un signal fort pour dire aux gens : “Écoutez, si vous ne faites rien pour notre sport, ils vont le faire” (quitter le terrain) », a ajouté le président de la FIFA, en précisant qu’il préfère une autre solution, comme la réduction des points.
« Une solution plus radicale serait d’enlever des points qui aurait un meilleur impact que toute autre sanction. Déjà, la condamnation à disputer des matches à huis clos est un avertissement pour tous les spectateurs », a encore souligné M. Blatter.
Le 6 janvier à Dubaï, le président de la FIFA avait estimé que Boateng avait eu tort de quitter le terrain à la suite des cris racistes des supporteurs de Pro Patria.
Concernant la sélection anglaise, toujours en quête d’un trophée depuis son titre de champion du monde en 1966, M. Blatter a estimé qu’il y avait trop de joueurs étrangers en Angleterre.
« À cause du trop grand nombre de joueurs étrangers, votre équipe nationale, je dois dire, n’a pas encore le niveau des autres sélections. Si vous prenez l’Espagne, l’Italie ou l’Allemagne, 80 % ou même plus de joueurs sélectionnés jouent dans leur propre championnat », a conclu M. Blatter.


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