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Sport - Can 2013

La Zambie, un titre à défendre

La Zambie d’Hervé Renard avait conquis son premier trophée continental en 2012 au nez et à la barbe de la Côte d’Ivoire de Drogba, et tentera de défendre son titre en Afrique du Sud avec un effectif stable, même si ses mauvais résultats en préparation insinuent un doute.
Le 12 février dernier à Libreville, les Chipolopolos venaient à bout des Éléphants ivoiriens aux tirs au but (0-0 a.p., 8-7 t.a.b.), alors que Didier Drogba avait raté un penalty en seconde période du temps réglementaire, et portaient en triomphe Hervé Renard, le sélectionneur français à crinière blonde et chemise blanche, ancien adjoint de Claude Le Roy.
Il y avait une dimension presque mystique dans ce succès, qui permettait à la formation du capitaine Christopher Katongo (élu meilleur joueur du tournoi) de rendre hommage à l’équipe de Zambiens qui avait trouvé la mort dans un accident d’avion en 1993 au large de la capitale gabonaise.
« C’était un signe du destin, c’était écrit quelque part, avait déclaré Renard à l’issue de la victoire finale. Le fait de venir pour la finale ici nous a donné une force incroyable. On avait envie de faire quelque chose pour notre président » Kalusha Bwalya, le seul survivant de l’équipe de 1993, qui n’était pas dans l’avion. Le triomphe de 2012 confirmait la montée en puissance d’un groupe, tout juste stoppé en 2010 par le Nigeria aux tirs au but en quart de finale, et qui péchait encore par naïveté. La Zambie pourra-t-elle cependant faire le doublé et prendre le billet qualificatif pour la Coupe des Confédérations ?

Attaque atone
« Beaucoup d’experts ne croient pas qu’on puisse remporter encore le titre et ne veulent pas se risquer aux pronostics, estime Renard. C’est plus facile de dire que la Zambie ne gagnera plus jamais la Coupe d’Afrique. »
Globalement stable, l’effectif est tout de même renforcé cette année par le défenseur Emmanuel Mbola (Porto), le milieu Njovu (Hapoel Beer Sheva) et l’attaquant Jacob Mulenga (Utrecht), absents début 2012. La colonne vertébrale s’étirera encore du gardien Mweene à l’attaquant Christopher Katongo, en passant par le défenseur central Sunzu et le meneur de jeu Kalaba. L’attaquant Mayuka, révélation de la dernière CAN, auteur notamment du but de la victoire en demi-finale contre le Ghana (1-0), aura aussi sans doute son mot à dire. En Afrique du Sud, la Zambie a hérité d’un groupe à sa portée, avec le Nigeria en favori et en outsiders le Burkina Faso et l’Éthiopie.
« Le premier match contre l’Éthiopie est très important, il est crucial de démarrer le tournoi avec une victoire, comme l’année dernière », avance Renard. « Si nous échouons à conserver notre titre, cela voudra simplement dire qu’une autre équipe était meilleure que nous, relativise le sélectionneur. Mais ce sera tout de même très difficile de battre la Zambie. »
Le Français répond ainsi au scepticisme qui s’élève dans le pays au regard des matches de préparation : les Chipolopolos n’ont marqué aucun but lors de leurs quatre derniers matches, face à la Tanzanie (0-1), l’Angola (0-2), au Maroc (0-0) et la Norvège (0-0)...
Il est vrai que l’effectif zambien s’est regroupé de manière échelonnée et que le début du stage en Arabie saoudite ne concernait pas les joueurs évoluant en Chine et au TP Mazembe, auxquels Renard a accordé du repos. Il est vrai aussi que la Zambie avait connu des matches de préparation très moyens avant la CAN 2012...
Le 12 février dernier à Libreville, les Chipolopolos venaient à bout des Éléphants ivoiriens aux tirs au but (0-0 a.p., 8-7 t.a.b.), alors que Didier Drogba avait raté un penalty en seconde période du temps réglementaire, et portaient en triomphe Hervé Renard, le sélectionneur français à crinière blonde et chemise blanche, ancien adjoint de Claude Le Roy.Il y avait une dimension presque mystique dans ce succès, qui permettait à la formation du capitaine Christopher Katongo (élu meilleur joueur du tournoi) de rendre hommage à l’équipe de Zambiens qui avait trouvé la mort dans un accident d’avion en 1993 au large de la capitale gabonaise.« C’était un signe du destin, c’était écrit quelque part, avait déclaré Renard à l’issue de la victoire finale. Le fait de venir pour la finale ici nous a donné une...
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