"L'enquête dispose de données concernant l'implication de trois personnes. L'identité d'une de ces personnes a été établie. Sa recherche a été lancée. Il provient d'un pays où il n'a pas été vu depuis six ans", a-t-elle déclaré au journal 24 tchassa.
Toutefois, Stanelia Karadjova a refusé de préciser la nationalité et le nom du complice identifié car "l'enquête porte sur un acte criminel, pas politique".
L'enquête a permis d'établir un lien entre cet homme et l'auteur de l'attentat, qui avait séjourné en Bulgarie sous le faux nom de Jacques Philippe Martin, et avec son complice lequel avait utilisé le faux nom de Ralf William Ricco.
Même si les trois hommes n'ont jamais été vus ensemble et que leur mode de communication n'est pas connu, les enquêteurs ont trouvé des indices indirects d'un rapport entre eux. Tous les trois avaient de faux papiers d'identité d'un même état des Etats-Unis, le Michigan, et tous les trois menaient en Bulgarie une vie "très rangée et simple comme dans une caserne, ce qui témoigne d'un même type de formation", a estimé Stanelia Karadjova.
Une quatrième personne pourrait être impliquée, mais cette version "manque de preuves catégoriques", a-t-elle ajouté.
Israël accuse l'Iran d'être le commanditaire de cet attentat et le mouvement chiite libanais Hezbollah d'en avoir été l'exécutant, ce que Téhéran nie. Les autorités bulgares se sont quant à elles montrées très prudentes, refusant de montrer du doigt l'Iran ou le Hezbollah.
Stanelia Karadjova a par ailleurs annoncé qu'une reconstitution de l'attentat aura lieu au printemps prochain en vue d'établir si l'auteur de l'attentat était un kamikaze ou si l'explosif avait été déclenché à distance.
Un nouveau portrait-robot de cet homme de 20-25 ans, d'une taille de 1,80 m et aux yeux clairs, a été récemment établi en vue de son identification. La diffusion le 2 août par Interpol d'un premier portrait-robot n'avait pas donné de résultat.
Enfin, la responsable de l'enquête a indiqué que la police bulgare attendait toujours la transcription des interrogatoires en Israël des touristes israéliens présents à Bourgas lors de l'attentat qui avaient alors regagné leur pays sans être interrogés en Bulgarie.

