« Après l’afflux de déplacés syriens et palestiniens suite aux troubles en Syrie, le Bloc national appelle le gouvernement à prendre en main ce dossier, souligne le communiqué publié par le BN à l’issue de la réunion. Le devoir national et les expériences douloureuses dont nous continuons à souffrir nous imposent d’organiser un recensement complet et global des noms, des adresses, des numéros de téléphone et des véhicules, surtout avec l’augmentation du phénomène des motos syriennes sans plaques. Les aides internationales devraient passer obligatoirement par les institutions officielles, et les ambassadeurs étrangers et arabes ne devraient pas bénéficier de l’autorisation d’ouvrir des centres d’accueil et de distribuer des aides hors du circuit étatique, dans la mesure où cela constitue une atteinte fondamentale à la souveraineté. La superficie du Liban et sa démographie ne supportent pas cet afflux extraordinaire de déplacés. L’État devrait être plus ferme pour empêcher le Liban de devenir un vaste camp », a indiqué le BN.
Le BN a par ailleurs commenté la proposition Nasrallah de former une commission économique pour remédier aux maux du pays. Or, « selon l’avis des experts économiques », le programme de cette commission « est évident » : « Elle devrait s’occuper de la dissolution des milices, notamment celles du parti iranien au Liban, et démanteler les réseaux armés, y compris palestiniens ; elle devrait aussi appliquer les lois et les règlements sur l’ensemble du territoire libanais, et démanteler tous les périmètres de sécurité ; elle devrait faire appliquer la loi sur les médias et les télécoms de façon à ce que l’État contrôle les stations de télécoms ; elle devrait contrôler les recettes financières de l’État, empêcher le gaspillage et organiser l’entrée des recettes, la collecte des impôts, des taxes et des amendes; elle devrait mettre en application les décisions des tribunaux au plus vite en empêchant toute ingérence dans les affaires de la justice et en sanctionnant ceux qui se livreraient à une telle interférence ; elle devrait mettre en application à la lettre la loi sur les associations et les partis concernant leur financement, l’approbation de leur budget et les moyens de collecter les aides, et empêcher tout financement étranger, de quelque source et pour n’importe quel prétexte que ce soit ».
« Où se situe le parti iranien par rapport à toutes ces recommandations ? Pourquoi persiste-t-il à vouloir établir son hégémonie sur les ressources de l’État et s’ériger en guide des institutions et des gouvernements ? » s’est interrogé le BN.
Et de conclure : « Le meilleur moyen pour le 8 Mars de maintenir ce gouvernement en place est de torpiller les élections, semble-t-il. Cela explique pourquoi Michel Aoun minimise la portée d’un report de l’échéance dans sa dernière conférence de presse. Le chef du CPL, qui disait autrefois “ revenons-en aux urnes ” à chaque fois que le pays se trouvait à un tournant, appelle aujourd’hui à un report. Cela prouve qu’il n’était un partisan des élections que lorsqu’il pensait qu’il pouvait triompher. Concernant enfin l’appel du ministre du Tourisme à une réduction de 50 % sur les biens de consommation durant 50 jours touristiques au Liban, nous l’appelons plutôt à proposer 50 jours de grâce sans des discours de sayyed Hassan Nasrallah et sans conférences de presse du général Aoun. C’est un bon moyen de repartir à zero. »


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