Le chef de l’État a rendu hommage à cette occasion à « la compétence, au désintéressement et à la conscience nationale » des magistrats. Il a mis l’accent à cet égard sur l’importance de « l’indépendance du pouvoir judiciaire et des magistrats », et de la « non-ingérence dans l’action de la magistrature ». « De ce fait, a déclaré le président Sleiman, il est inadmissible que les magistrats soient soumis à des pressions, quelles qu’elles soient. »
Dans le cadre de cette volonté apparente de redynamiser l’action de l’appareil judiciaire, il convient d’indiquer que le procureur général près la Cour de cassation, le juge Hatem Madi, a présidé une réunion qui a groupé les juges d’instruction en charge des différents dossiers relatifs aux assassinats et tentatives d’assassinat de personnalités libanaises. Le procureur Hatem Madi a insisté au cours de la réunion sur la nécessité de réactiver les instructions portant sur les dossiers encore en suspens.
L’affaire Michel Samaha
Notons enfin que la branche des renseignements des Forces de sécurité intérieure a fourni au commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, des détails sur l’identité du chef de l’appareil sécuritaire syrien, le général Ali Mamlouk, qui fait l’objet de poursuites engagées contre lui par le parquet libanais en raison de son implication dans le complot visant à introduire au Liban, par l’intermédiaire de l’ancien ministre Michel Samaha, des explosifs afin de fomenter des attentats terroristes au Liban-Nord.
Le juge Sakr a transmis les indications fournies par la branche des renseignements des FSI au premier juge d’instruction militaire, Riad Abou Gheida, en charge de l’enquête sur l’affaire Michel Samaha.


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