Il fallait, à n’en point douter, s’y attendre... La réunion quadripartite qui a groupé vendredi dernier au domicile de l’ambassadeur de la République islamique iranienne, Ghadanfar Rokon Abadi, à Fayadiyeh, les ambassadeurs de Russie, de Chine et de Syrie, aux côtés de M. Abadi, a suscité de vifs remous dans plus d’un milieu. Au plan diplomatique, d’abord, l’ambassade de Russie à Beyrouth s’est d’abord empressée de publier une mise au point officielle soulignant que le communiqué rendu public au terme de la rencontre n’est nullement un communiqué conjoint, mais simplement un texte publié par la seule ambassade iranienne. Le document en question, rappelle-t-on, avait rendu hommage à « la résistance de l’armée, du gouvernement et du peuple syriens face aux actes terroristes menés par des organismes dont la plupart viennent de l’étranger ».
Au lendemain de ces concertations quadripartites, l’ambassadeur de Russie, Alexandre Zasypkine, s’est rendu au palais Bustros où il a conféré avec le ministre Adnane Mansour. Au terme de l’entretien, l’ambassadeur russe a tenu à préciser, en réponse à une question d’un correspondant de presse, qu’il n’avait pas évoqué avec M. Mansour la question de la réunion entre les quatre ambassadeurs. Il a toutefois réaffirmé que la position de son pays à l’égard de la crise syrienne n’a pas changé, relevant que les contacts actuels entre les États-Unis et la Russie concernant le dossier syrien portent sur les moyens de mettre en application « le communiqué de Genève » (approuvé par les puissances occidentales et la Russie au terme d’une conférence sur la question syrienne, tenue à Genève).
Cette prudence russe à l’égard du communiqué rendu public par l’ambassade d’Iran à l’issue de la réunion quadripartite de vendredi s’est accompagnée, parallèlement, d’une levée de boucliers contre cette rencontre dans les milieux du 14 Mars. Le député Nohad Machnouk (courant du Futur) a qualifié ces concertations de « folkloriques ». « Il s’agit là d’une réunion qui n’a aucune valeur et aucun impact », a-t-il notamment affirmé. Quant au député du Koura Fady Karam, membre du bloc parlementaire des Forces libanaises, il a déclaré que la rencontre quadripartite « qui s’est tenue après la reconnaissance de la coalition de l’opposition par 130 États est contraire à tous les usages diplomatiques et porte atteinte aux fondements de la souveraineté libanaise ». M. Karam a déploré le fait que la réunion se soit tenue « sans que le ministère des Affaires étrangères en soit informé ».
Le député Jamal Jarrah, membre du bloc parlementaire du courant du Futur, a abondé dans le même sens, soulignant que ces concertations quadripartites constituent « une atteinte à la souveraineté libanaise, en coopération avec le gouvernement, d’autant que le chef de la diplomatie Adnane Mansour a transformé le ministère des Affaires étrangères en une tribune au service du régime terroriste en Syrie ».
La source du palais Bustros
Il convient d’indiquer dans ce cadre que notre correspondant diplomatique Khalil Fleyhane rapporte qu’une source autorisée au palais Bustros a minimisé la portée de la réunion quadripartite, soulignant qu’elle ne constitue nullement un « couac diplomatique ou une atteinte à la souveraineté libanaise, car les quatre ambassadeurs n’ont pas discuté d’un problème interne ». La source du palais Bustros a par conséquent rejeté la demande formulée par certains pôles du 14 Mars qui avaient invité le ministre des Affaires étrangères à convoquer les quatre ambassadeurs afin de protester contre la réunion en question.
Et la source précitée de souligner que la rencontre entre les quatre ambassadeurs constitue « un message adressé aux forces politiques libanaises qui soutiennent l’opposition syrienne et qui ont applaudi aux propos du vice-ministre russe des Affaires étrangères concernant la possibilité d’une victoire des rebelles syriens ».



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
J'en ris encore...l'ours et le dragon se sont fait avoir comme des bleus par le tandem mollaho-bassiste...je me marre en imaginant leut tête quand le communiqué été publié...ah,ils ont s'en prendre une sévère,de bronchée...prochaine adresse Sibérie et Tibet...
06 h 34, le 17 décembre 2012