Écarté de l’équipe type depuis son expulsion à la 10e minute du choc de la 12e journée à Montpellier, Sakho a retrouvé une place dans l’équipe aux dépens du Brésilien qui s’est blessé en début de semaine lors du match de la 17e journée face à Valenciennes. François Lo Presti/AFP
Échaudé par la mini-crise automnale et bien décidé à reprendre la main, l’entraîneur italien avait tranché dans le vif en privilégiant une charnière 100 % brésilienne Thiago Silva-Alex, confirmant ses doutes initiaux sur le potentiel réel de Sakho.
Silva, lui, avait déjà une première fois savonné la planche en dévoilant publiquement en octobre sa préférence pour Alex.
À ces explications strictement sportives était également venue s’ajouter la volonté de « Carletto », visiblement excédé par le manque d’implication de certains joueurs et les fuites dans la presse, de taper du poing sur la table. Sur le banc des accusés, la colonie française, désormais réduite à la portion congrue dans le onze de départ.
L’indisponibilité d’Alex ne pouvait donc pas mieux tomber pour Sakho. Sobre et solide aux côtés du roc Thiago Silva, le défenseur a regoûté avec bonheur au terrain et n’a pas paru perturbé par ses soucis personnels.
« Mamadou est bien rentré, il a fait un bon match avec “ordre”, une bonne position sur le terrain, de la confiance. Pas de problème », a apprécié l’entraîneur italien.
Très affecté par les choix de son entraîneur et guère décidé à cirer le banc toute la saison, Sakho a pourtant toujours affiché une attitude positive durant sa disgrâce, souriant et blaguant avec ses coéquipiers sur le banc. Tout le contraire d’un Nene boudeur et frondeur, écarté par Ancelotti face à Évian/Thonon et à Valenciennes.
À quatre jours du grand test contre Lyon au Parc des Princes, ce retour tombe en tout cas à pic pour Sakho, devenu l’unique recours en défense pour ce face-à-face tant attendu. Mais il le sait : il jouera très gros face au leader et tous ses gestes seront scrutés à la loupe.
À plus ou moins long terme, c’est sa place de titulaire en équipe de France, glanée depuis l’arrivée aux commandes de Didier Deschamps, qui sera en jeu. Sakho n’a sans doute pas oublié que ses mésaventures en bleu et son absence à l’Euro 2012 avaient coïncidé avec la nomination d’Ancelotti, fin 2011.
Quelle que soit la durée de l’indisponibilité d’Alex et son statut, Sakho devrait en revanche terminer la saison au PSG. Fleuron de la formation parisienne, capitaine à 17 ans pour un déplacement à Valenciennes en 2007, Sakho reste un emblème incontournable du club de la capitale, même si ses récents déboires l’ont fait s’interroger sur son avenir.
Il n’a donc jamais été question pour Ancelotti de s’en séparer cet hiver, d’autant que les prochains mois seront cruciaux pour le PSG, entre la L1 et la Ligue des champions.
« Sakho n’est pas en position de demander à partir. Il reste ici car c’est un joueur important », a affirmé Ancelotti. À lui de le prouver dimanche.


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