Selon le quotidien The Independent, cette réunion a rassemblé le général David Richards, commandant des forces armées britanniques, et des responsables militaires français, jordaniens, turcs, qatari, émirati, ainsi qu'un général américain.
Cette rencontre a effectivement eu lieu, d'après la source diplomatique, qui a assuré que les discussions n'avaient pas porté sur une éventuelle intervention militaire contre le régime du président Bachar al-Assad.
"Ils ont partagé leurs analyses de la situation sur le terrain. Autant que je sache, ils n'ont exploré aucune option en détail et bien entendu, ils n'ont pas exploré celle d'une intervention militaire", a indiqué cette source, répétant qu'il n'y avait "aucun plan en vue d'une intervention militaire".
D'après The Independent, lors de cette rencontre, organisée à l'initiative du Premier ministre britannique David Cameron, les responsables militaires auraient eu des discussions stratégiques détaillées sur les moyens d'aider les rebelles qui combattent le régime syrien.
Le Royaume-Uni, la France et les Etats-Unis se sont engagés à ne pas intervenir en Syrie, ce qui signifie que la Turquie devrait sans doute accueillir les camps d'entraînement, selon le journal.
Le ministère britannique de la Défense n'a pas confirmé ces informations, rappelant simplement l'engagement du Royaume-Uni en faveur d'une solution diplomatique.
"En l'absence d'une solution politique et diplomatique, nous n'excluons aucune option conforme au droit international, qui puisse sauver des vies innocentes en Syrie", a déclaré un porte-parole du ministère.
"Nous discutons d'une série de solutions alternatives avec nos partenaires, dont les Etats-Unis", a ajouté le porte-parole, sans plus de précisions.
David Cameron s'est également entretenu mardi à Londres de la Syrie avec le roi de Jordanie Abdallah II, en visite en Grande-Bretagne.
Les deux hommes sont "tombés d'accord sur la nécessité d'une action internationale pour mettre fin au conflit et parvenir à une transition politique", a souligné Downing Street.
Ils ont aussi convenu du nécessaire soutien à la nouvelle coalition de l'opposition syrienne, "alors que celle-ci continue à s'imposer comme une alternative crédible, démocratique et ouverte au régime du président Assad".
Interrogé samedi sur la possibilité de la participation de son pays à une intervention militaire, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague avait répondu que le gouvernement britannique n'avait "jamais écarté aucune option" mais qu'il continuait pour le moment de "soutenir une transition pacifique".

