"Il n'est pas possible dans l'immédiat de savoir si les rebelles sont derrière ces attaques, mais si tel était le cas, il s'agirait de la plus importante opération de représailles de la part des insurgés" contre des civils alaouites, a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.
Il a précisé que les rebelles s'étaient emparé la semaine dernière d'un barrage de l'armée à proximité du village, situé dans une région où cohabitent des populations des nombreuses confessions présentes en Syrie.
"Nous appelons à la mise en place d'une commission indépendante de juristes qui pourront enquêter sur ces attaques. Nous voulons une Syrie libre et démocratique, et non une Syrie basée sur la haine confessionnelle", a encore lancé M. Abdel Rahmane.
Les réseaux de militants des Comités locaux de coordination (LCC) et la Commission générale de la révolution syrienne (CGRS) ont pour leur part affirmé que les explosions avaient été provoquées par un bombardements mené par les chars de l'armée gouvernementale.
Ces attaques ont eu lieu dans le village de Aqrab, dans la province de Hama, près de Houla, où 108 personnes, dont 49 enfants et 34 femmes, avait été massacrés le 25 mai.
L'ONU avait affirmé à l'époque avoir de "forts soupçons" sur l'implication des "chabbiba" (miliciens pro-régime) et avait condamné le régime de M. Assad pour ce massacre qui avait déclenché un tollé international.
Au total, les violences ont fait plus de 42.000 morts en Syrie depuis le début du conflit en mars 2011, selon l'OSDH, une organisation basée en Angleterre et s'appuyant sur réseau de militants et de médecins civils et militaires.


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