Selon l'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et de médecins sur le terrain, 104 personnes ont péri mercredi à travers le pays, dont 40 à Damas et dans sa périphérie, les violences faisant tous les jours des dizaines de morts.
A Damas même, les forces de sécurité se sont massivement déployées jeudi dans le quartier de Zahra (sud), après l'explosion d'une voiture piégée, qui selon les premières informations de l'ONG n'a pas fait de victime.
Mais la télévision officielle a affirmé que "des terroristes d'Al-Qaïda ont fait exploser une bombe dans une voiture devant un centre du Croissant-Rouge à Damas, faisant un mort et d'importants dégâts".
Jeudi, les troupes du régime de Bachar al-Assad bombardaient à l'artillerie Douma, au nord-est de Damas, ainsi que Daraya et Mouadamiya al-Cham, au sud-ouest de la capitale. Au même moment, des combats opposaient rebelles et soldats à Erbine (est), a rapporté l'OSDH.
La banlieue de Damas est désormais au coeur des combats, le régime ayant lancé une opération militaire pour reconquérir un rayon de huit kilomètres autour la capitale, qu'il veut à tout prix conserver pour être en position de négocier une issue au conflit, selon les experts.
Ailleurs dans le pays, de violents combats ont opposé rebelles et soldats, appuyés par l'artillerie, dans plusieurs quartiers d'Alep (nord), tandis que l'artillerie pilonnait des localités de la province de Deraa (sud), selon l'OSDH, qui ajoute que des explosions ont secoué les villes de Hama (centre) et de Deir Ezzor (est).
L'OSDH a recensé plus de 41.000 morts, en majorité des civils, depuis le début de la contestation contre le régime de Bachar al-Assad il y a plus de 20 mois.

