Le grand gagnant de la guerre fratricide que se livrent Jean-François Copé et François Fillon pour la présidence de l'UMP est le Front national (FN), estime une majorité de Français dans un sondage publié jeudi.
Cette situation réjouit la dirigeante du FN, Marine Le Pen, qui, invitant les militants déçus de l'UMP et plus largement tous les Français à la rejoindre, affirme que son parti a quintuplé depuis une semaine le nombre d'adhésions quotidiennes.
Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du FN, estime que "l'implosion ou l'explosion de l'UMP" n'est qu'une question "de jours, voire d'heures." "Même dans mes rêves les plus fous je n'aurais jamais imaginé une déliquescence si rapide", a-t-il dit par téléphone à Paris Match de République dominicaine.
Jean-Marie Le Pen fait état de lignes téléphoniques "saturées" au siège du parti. Marion Maréchal Le Pen, députée FN du Vaucluse, parle de même d'une "explosion" des adhésions à son parti, au nombre de "600 par jour" dont une "bonne partie" suppose-t-elle vient de l'UMP.
La benjamine de l'Assemblée nationale a estimé, sur LCI, que les déchirements au sein du principal parti d'opposition étaient "inévitables", eu égard à "une fracture idéologique et une fracture des ego".
"Les Français sont en train de se rendre compte, au vu de l'explosion des adhésions que nous recevons, que nous sommes la seule véritable opposition", a-t-elle ajouté.
"Couper les branches mortes"
Les Français sont 38% à voir le Front national comme le principal bénéficiaire de la crise à l'UMP, devant l'UDI de Jean-Louis Borloo, cité par 20% des sondés, et le Parti socialiste, par 17% d'entre eux, selon un sondage CSA pour BFM TV publié jeudi. Un quart des personnes interrogées ne se prononcent pas.
Mercredi, Marine Le Pen avait appelé les Français à profiter du chaos à l'UMP et des difficultés du pouvoir socialiste pour couper les "branches mortes" de la politique française et ouvrir une "nouvelle ère" en se tournant vers son parti.
Elle a estimé que le FN, contrairement à l'UMP, avait "une ligne politique absolument cohérente", était "fidèle à ses engagements" et avait "un leader incontesté et tout à fait légitime".
Marine Le Pen rêve d'une prochaine partielle à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), scrutin pour lequel, battue aux dernières législatives par le socialiste Philippe Kemel par seulement 118 voix d'écart, elle a déposé un recours.
Mais elle a dit craindre cette semaine que la crise à l'UMP ne conduise le Conseil constitutionnel, où siègent trois anciens présidents de droite, à rejeter sa demande pour des raisons purement politiques.
Trois élections législatives partielles, dans l'Hérault, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, donneront les 9 et 16 décembre une indication de la capacité du FN à profiter des difficultés de l'UMP.
Le sondage CSA a été réalisé via internet les 27 et 28 novembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus.
Cette situation réjouit la dirigeante du FN, Marine Le Pen, qui, invitant les militants déçus de l'UMP et plus largement tous les Français à la rejoindre, affirme que son parti a quintuplé depuis une semaine le nombre d'adhésions quotidiennes.
Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du FN, estime que "l'implosion ou l'explosion de l'UMP" n'est qu'une question "de jours, voire d'heures." "Même dans mes rêves les plus fous je n'aurais jamais imaginé une déliquescence si rapide", a-t-il dit par téléphone à Paris Match de République dominicaine.
Jean-Marie Le Pen fait état de lignes téléphoniques...

