A l'issue d'une réunion, mercredi, entre une délégation du Hezbollah et une autre du Parti Socialiste Progressiste (PSP, de Walid Joumblatt), le numéro deux du parti chiite, cheikh Naïm Kassem, a assuré "qu'aucune partie libanaise, quel que soit son poids politique, ne résume le pays", rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
"Notre position est claire : aucune partie ne peut monopoliser la représentation politique et populaire. Et le pays ne pourrait trouver sa stabilité avec les tentatives de marginaliser une partie ainsi que la communauté qu'elle représente", a-t-il ajouté.
Les deux délégations ont discuté de l'initiative lancée lundi dernier par le chef du PSP, Walid Joumblatt, et destinée à rapprocher les points de vue des divers protagonistes de la crise politique qui sévit depuis l'assassinat, le 19 octobre dernier, du chef des renseignements de la police, Wissam Hassan. Depuis cet attentat, l'opposition réclame la chute du gouvernement, et boycotte les séances parlementaires comprenant des députés de la majorité ainsi que le dialogue national.
Selon cheikh Kassem, le coeur de l'initiative du leader druze est le dialogue interlibanais. "Le Hezbollah soutient le dialogue sans conditions préétablies", a assuré cheikh Kassem, évoquant une occasion "de discuter les dossiers prévus et d'établir les points de convergences et de divergences entre tous les protagonistes".
Mercredi, le président libanais Michel Sleiman a décidé de reporter au 7 janvier la séance du dialogue qui était prévue jeudi, alors que l'opposition avait laissé entendre son intention de la boycotter.
De son côté, le ministre des Transports, Ghazi Aridi, a assuré que l'initiative de son parti est basée sur sa conviction de la nécessité de résoudre la crise. "Nous allons discuter avec toutes les parties et nous n'exclurons personne", a déclaré le ministre devant les journalistes. "Nous soutenons les efforts du président Michel Sleiman pour réduire la tension entre les protagonistes", a-t-il ajouté, estimant que la raison du report de la séance du dialogue est qu'une coalition avait l'intention de boycotter.
"Notre position est claire : aucune partie ne peut monopoliser la représentation politique et populaire. Et le pays ne pourrait trouver sa stabilité avec les tentatives de marginaliser une partie ainsi que la communauté qu'elle représente", a-t-il ajouté.
Les deux délégations ont discuté de l'initiative lancée lundi dernier par le chef du PSP, Walid Joumblatt, et destinée à rapprocher les points de vue des divers protagonistes de la crise politique qui sévit depuis...


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